L’aiguille dans la botte.


h1      26 novembre 2005

Hier matin levé une nouvelle fois a 6h. Je m’habille et pars en direction du métro. Un changement et quelques stations plus tard, je suis a la gare de Shinjuku pour prendre un car.

La gare de Shinjuku c’est un peu le Chatelet - Les halles de Tokyo, puissance mille. Heureusement on m’a indique un numéro de sorti; qui s’est avéré ne pas être le bon. Après avoir cherche un peu, demande a plusieurs japonais je prend enfin mon billet direction Kawaguchgi.

Après presque deux heures de route, j’aperçois a travers les vitres du car, le sommet enneigé du Mont Fuji. Débarqué du car, je suis un peu paumé. Aucune indication d’aucune sorte. Je trouve par hasard une brochure avec des indications en anglais et décide de prendre un petit téléphérique sur une des montagnes qui m’entoure, du haut de laquelle je pourrais voir le Fuji en entier.

A cause d’une veille prononciation du Kanji qui représente la montagne (山) on dit parfois, hors japon, Fujiyama alors que le nom réel est Fuji-san.

Pas de chance ! Les nuages entoure maintenant la majestueuse montagne (en fait un volcan -toujours en activité). J’ai beau attendre presque deux heures, je n’ai pour seule vision qu’un début de montagne qui s’enfonce dans les nuages. La saison pour aller sur le Fuji étant terminée depuis le 3 novembre, je prend un autre car pour aller a Mishima, une ville qui se trouve au sud du Fuji.

En chemin je fais l’erreur de descendre du car pour aller voir un des 5 lacs qui s’étendent du nord-est au nord-ouest du volcan. Il n’y a rien a voir, il fait super froid. De plus, après avoir marché 40 minutes et décide finalement de remonter dans un bus, je me rend compte alors que la plupart des bus ne vont pas a Mishima.

L’un des chauffeurs semble même m’indique que le bus pour Mishima ne passe pas par cette route. Au bout du 3eme bus, je décide de rebrousser chemin et d’attendre a l’arrêt ou je suis descendu. Au bout d’une bonne demi-heure, un car pour Mishima arrive enfin.

Dommage pour moi, il passe devant l’arrêt ou j’avais attendu. La route prend pas mal de temps ce qui fait qu’il fait presque nuit lorsque j’arrive a Mishima. De toute façon, en direction de la montagne, on ne voit toujours qu’une grosse masse nuageuse. Je décide donc de repartir pour Tokyo.

Je m’enquiers sur les bus pour Tokyo, mais apparemment il n’y en a pas a cet endroit, en revanche c’est une gare ou passe le shinjuken, le train a grande vitesse japonais. Le prix du billet est le double de celui du train normal, mais il ne mets qu’une heure pour rejoindre Tokyo au lieu de 3.

Le train m’a l’air plus large que le tgv. Il y a 2 sièges d’un cote et 3 de l’autre. Et les accélérations sont assez fortes.

Même si je suis vraiment déçu de ne pas avoir vu (et pris en photo) le Fuji-san en entier, j’avoue avoir été très impressionné lorsque je l’ai aperçu dans le car le matin. A vrai dire, c’est le premier truc qui m’ai vraiment impressionné depuis le début du voyage. Et pourtant, je suis allé sur la grande muraille de Chine…

Ok, les tigres aussi m’ont pas mal impressionnés, mais pas pour les même raisons.



4 commentaires pour “L’aiguille dans la botte.”

  1. Bien content que tu sois enfin impressione par qqchose (rapport a nos discussion qd tu etais a Taiwan).
    Sinon pour faire le gars qui en connait un rayon sur les langues orientales, “montagne” se dit “shan” et non pas “san”. Le symbole en forme de trident que tu representes ds ton post est en fait un caractere chinois que les japonais ont recupere et dont ils font maintenant usage (comme bcp d’autres a dire vrai).
    Voila pour l’instant linguistique.
    Neanmoins c’est couillon d’avoir loupe le mont Fuji, mais plus de trois semaines de retard c’est peut etre un record, l’excuse du reveil casse ne marchera pas a coup sur.
    Tu as achete une carte postale au moins ?


  2. En plus des Karatékas as-tu vu d’autres arts
    Aîkidoka, et autres baton, boken (sabre de bois) ou katana ?


  3. Non, un peu de Nunchaku, mais globalement c’etait plus un sorte de spectacle comique. Et je n’ai pas vu de sumotori non plus parce qu’ils sont tous sur je ne sais plus quel ile pour la competition d’automne. Faut que je revienne pour voir ca egalement. :mrgreen:


  4. :cry:
    Dommage Olivier que tu ne sois pas allé a Hakone par train depuis Shinjuku; le spectacle était garanti mais si un peu touristique! Je te rejoins : moi aussi le fait d’apercevoir le Mt Fuji depuis la télécabine fut une de mes plus grandes émotions au Japon!




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