Archive mars 2006



Derniers jours


h1     Mercredi 15 mars 2006

Bientôt le départ du brésil. Je regrette de ne pas finalement être allé faire un tour dans la jungle amazonienne, mais c’etait trop loin, trop cher et surtout trop chaud. Je ne suis pas réellement fait pour les climats chaud, obligé à prendre des douches toutes la journée et de changer de t-shirt tout le temps. Heureusement pour moi, les t-shirts, ce n’est pas ce qui manque dans mon sac. Je dois avoir plus de t-shirt dans mon sac que certaines personnes dans leur garde robe.

Impervious

En attendant de repartir sur Rio pour prendre mon prochain avion pour Miami et ensuite le Costa-Rica, je profite de la plage pour faire du surf.

En plus de faire du surf (enfin de tenter de surfer un vague), j’en profite également pour prendre quelques photos. Malheureusement, il me semble bien que mon objectif à maintenant un gros problème. A moins que ce ne soit l’AiAf qui ait un problème et je me retrouve à plus de 400 photos de surfeurs floues !

Move

A moins que ce ne soit le moniteur de l’ordinateur de l’hôtel. Si quelqu’un peut regarder cette photo et me dire si c’est totalement flou ou pas ?

Aucun lien, fils unique.


h1 Lundi 13 mars 2006

Alors que je cherche à un moment le mot juste pour mes phrases circonvolutoires de la note précédente, le terme “mariner” m’est revenu en tête.
Dans le film Kissing Jessica Stein, la relation entre Jess et Helen démarre parce que Helen lui dit de faire “mariner” cette idée.
Parfois les choses les plus anodines peuvent mener à de grands changements.

Sans transition

Pour ceux qui ne sont pas familier de l’univers des blogs, il y a une chose que les blogueurs aiment par dessus tout, ce sont les statistiques de consultation. Beaucoup s’en défendent et font les blasés à ce sujet mais la plupart regardent discrètement courbes et tableaux au jour le jour.
Grâce aux statistiques je peux par exemple savoir qu’en moyenne 600 personnes différentes consultent ce blog chaque jour et que plus de la moitié ont l’adresse dans leur favoris et le lise à partir d’un aggrégateur.
Je sais aussi que plus de 80% des autres lecteurs viennent en suivant un lien chez romuald ou fabienne et que google est le moteur de recherche le plus employé par ceux qui aboutissent ici.

Avec ces statistiques, je sais également les mots, phrases et expressions qui amené les gens ici. C’est cette partie des stats que je préfère. D’abord parce que c’est souvent une source d’amusement et ensuite car ça peut permettre de développer un sujet intéressant particulièrement les gens.

Florilège de cette semaine :

  • ou est il ?
  • paroles japonais frère jacques
  • pas de danse de la pluie
  • les adresse des msn des filles en australi
  • photo des camraman en train de filmé les pingouins
  • calendrier surfeur nu
  • olivier est un
  • comment se pencher dans les virages avec un scooter
  • la mod’ration des dommages en droit anglo-américain
  • filles australiennes
  • c’est quoi la douane

C’est grâce à cela que voyant que beaucoup de gens cherchais au début du mois de février les paroles du nouvel album de placebo que j’ai ajouté; bien en évidence, un lien vers le site les proposant.

Je sais ainsi que si pas mal de gens s’intéressent aux Full moon party en thaïlande, ce sont tout de même les tigres de la “grottes aux tigres” qui intéresse plus les gens. Depuis 5 mois que j’ai parlé de presque tout les endroits que j’ai visité, je n’ai finalement pas donné beaucoup d’informations utiles à d’autres voyageurs et je pense une fois rentré essayer de développer un peu l’aspect “guide”. En même temps qu’être utiles à d’autres, cela me permettra de prolonger un peu le voyage après mon retour.

En attendant de voguer vers de nouveaux horizons.

50


h1     Dimanche 12 mars 2006

A priori d’aucun pourraient croire que j’ai commencé un mystérieux compte à rebour. Et maintenant que j’y pense, j’aurai pu faire une note titrée 49 en référence aux 49ers (forty niners) qui est le nom de l’équipe de football américain de Los Angeles et dont j’ai découvert la signification récemment. Il s’agit du nom donné à ceux débarqués en 1849 en Californie pendant la ruée vers l’or.

Taxi

Maintenant que j’ai désamorcé le problème d’un éventuel décompte, vous pouvez être assuré de ne pas avoir à compter avec moi. Et puis cela rendra les choses plus faciles dans les dîners mondains :

  • Vous avez vu la dernière note d’Olivier ?
  • Laquelle ? La 37 ?
  • Hum, je pense plutôt qu’il s’agit de la 36.
  • Excusez-moi d’intervenir dans votre conversation, mais je n’ai pu m’empêcher d’entendre et je me permets de vous informer sans doute possible que vous faites certainement référence à la note 38.

Bref, vous voyez d’ici les complications qu’un titrage numérique pourrait engendrer. Or dans le cas du post qui vous intéresse, le titre s’impose même si j’avoue l’avoir, par amusement probablement puéril, tronqué.
Indignation, esclandres, Qu’est-ce-que c’est que cette histoire ? On se moque de nous ! Aura-t-on jamais entendu cela, un titre incomplet !

La langue

Mais je digresse et m’égare. 50mm. Notez les 2 “m” signifiant qu’il ne s’agit pas là de minutes mais de distance. Une distance focale pour être précis. Celle de l’objectif fixe que je me suis décidé à utiliser à l’exception de tout autre pendant au moins 4 ou 5 jours. Un simple défis auto imposé pour m’obliger à réfléchir un peu différemment à la photo. L’objectif fixe m’oblige à être plus mobile face à un sujet. Pas question de clic, clic et clic à tout va et sans y penser.

Chit chat

Tout ça pour ça, me direz-vous. Mais il faut bien passer le temps lorsqu’on est sur la plage toute la journée. On ne peut rester indéfiniment à la plage à lire. Et puis, promis, la prochaine fois, je serais plus concis !

51


h1     Vendredi 10 mars 2006

Je vois d’ici la fréquentation de ce site augmenter avec un nombre comme celui-ci en titre. J’avertis tout de suite les soûlards, les alcoolos et autres amis que d’alcool ici il ne s’agît pas. Ça sonne un peu comme du yoda sur la fin..

Aujourd’hui, j’ai fini mon 51ème livre depuis le début de ce voyage. J’ai l’impression de me retrouver quelques années en arrière lorsque j’étais à l’école ou à la fac et que je lisais à peu près à ce rythme là.

Le port

En voyageant, je dois dire que ce n’est pas toujours facile de trouver des livres. J’ai recours à toutes les méthodes, échanges dans les hostels qui le proposent, achats de livre neufs ou usés, petites annonces dans mon hôtel pour trouver des gens ayant finis leur bouquins. Je suis du coup aussi beaucoup moins exigeants sur les livres que je lis et probablement qu’en temps normal, je n’en aurais pas lu la moitié parce qu’il ne m’attiraient pas au premier abord. Je suis également content d’être habitué à lire des livres en anglais parce que trouver des bouquins en français, s’avère au moins aussi difficile que de trouver des compatriotes voyageurs.

Habitué à lire des romans principalement français, américain et japonais, je me suis retrouvé à lire les livres les plus diverses. Policier, science-fiction, romans historiques, autobiographies et même un roman Red sink press, la collection jeune de Harlequin. Dernièrement, j’ai lu trois romans de Isabel Alliende en anglais ou français et un livre reprenant un le cas d’un meurtre réel (chiant et mal écrit j’avoue).

Praia 1

Depuis quelques temps, comme je trouvais que mon sac, n’étais pas assez lourd, j’ai en plus décidé de me déplacer avec un bibliothèque. Du coup, j’ai au moins 6 livres dans mon sac, au cas ou j’ai besoin d’en échanger 2 contre 1. De temps en temps, je donne un livre à une personne ou à une autre si celle-ci n’a pas de livre à échanger en me félicitant d’avoir ainsi réussi à épargner quelque peu mon dos lors du prochain déplacement.

Peut-être est-ce pour ne pas à avoir à porter mon sac si lourd tout de suite, en tout cas, j’ai décidé de rester une journée de plus que ce que j’avais prévu sur cette île. De toute façon il faut que je bronze, mon bronzage s’arrête pratiquement aux épaules et la différence de couleur avec mes bras est assez incroyable.

Flickr guy !


h1     Mercredi 8 mars 2006

Après ma dernière note, j’ai fait quelques recherches sur Morro de Sao Paulo et suis tombé sur voyageForum sur quelqu’un qui parlait de l’île d’Itacare avec l’adresse d’un site web très bien fait sur cette île. Du coup j’ai changé d’avis et décide de me rendre là-bas à 6h de bus au sud de Bahia.

Pendant que le gars de l’agence s’évertue à contacter par téléphone la compagnie de bus pour réserver mon billet, je suis tombé sur une carte de l’île de de Morro de Sao Paulo et j’ai vite arrêté le gars en lui disant que j’avais changé d’avis. Je suis finalement ressorti de l’agence avec un billet de bateau pour ce matin.

Un village, 4 plages principales, plongée, surf et pas de voiture, voilà un portrait à gros trait de l’île. Au programme, lecture, photo, plage, plongée et sorties. Voilà de vraies vacances !
Pour le moment je ne sais pas trop combien de temps je vais rester ici, probablement 2 ou 3 nuits avant d’essayer d’aller faire un petit tour à Itacare (pour y suivre un programme assez similaire).

Sur l'eau

Une fois arrivé sur l’île j’ai un peu galèré pour trouver un endroit pas trop cher (Auberge de jeunesse au final) et une fois installé, j’ai pris maillot, serviette/paréo et appareil photo et suis parti en direction de la première plage. Alors que j’étais assis sur un rocher à prendre des photos, un type m’interpelle “Hey, flickr guy ?!”. Après regardé derrière moi et constaté qu’il ne pouvait s’agir que de moi, je lui répond “Well, maybe…
Il m’explique très rapidement qu’il à trouvé l’adresse de mon site dans l’historique d’un ordinateur à Salvador avant de s’éclipser parce qu’il est pressé.

Je savais bien que je mettais beaucoup trop de photos de ma tête sur internet. Et ça rime en plus

Bored to death


h1     Mardi 7 mars 2006

4 jours déjà que je traîne à Bahia. 4 jours à ne pas faire grand chose, discuter ou jouer (cartes, backgammon) avec quelques personnes, lire, me promener un peu mais pas trop parce qu’il fait trop chaud.

Il faut vraiment que je me tire d’ici. Ce soir; normalement; le quartier de Pelourinho est en fête comme tout les mardis. Tout le monde se retrouve dans une des églises à quelques mètres de là et ensuite… J’attends de voir.

Bird's view

Hier nous avons essayés avec deux français qui ont partagés ma chambre pour une nuit, Ludo et Thiefaine d’aller assister à une leçon de Capoeira, mais cela coûtait 15 reals juste pour regarder et 3 pour chaque photo. Du coup nous avons laissés tomber. J’ai déjà vu de la Capoeira à plusieurs reprises et sans payer.

boom and dance

Je vais probablement me rendre à Moro de Sao Paulo pour y passer un ou deux jours, aller à la plage et faire la fête avant d’entamer ma descente vers Rio de Janeiro. J’ai abandonné l’idée d’aller en Amazonie, parce que c’est à 3000 km de là et qu’il fait décidément trop chaud pour que je puisse aller marcher dans la jungle. Je peux encore décider d’aller à Lançois qui ne se trouve qu’à 6h de bus de Bahia et ou on peut aller faire de belle ballade dans la jungle.

lift

Ce matin pendant que j’en étais à ma troisième brioche, mon deuxième café et troisième verre de jus de mangue, une caisse claire a commencer à sonner, suivie assez rapidement par une autre puis tout sortes d’autres percussions. Les élèves de l’école située juste en face de l’hôtel se produisaient dans la rue. Il faut dire qu’à Pelourinho, la musique s’arrête rarement depuis que je suis arrivé. Je ne sais pas si c’est toujours comme ça ou juste une façon de prolonger le carnaval un peu plus longtemps.

C’est tout de même un peu bizarre aux environs de minuit quand beaucoup de gens sont déjà couchés d’entendre le son de plus en plus fort d’une formation qui marche dans les rues du quartier suivie par les quelques noctambules qui se baladent encore. Ajoutez à ça la chaleur et cela devient plus que difficile de trouver le sommeil.

Multicolores


h1     Dimanche 5 mars 2006

Deux heures d’avion pour arriver à Salvador de Bahia. C’était çà ou 28 heures de bus, pour un prix finalement juste un peu moindre. Enfin, normalement. Arrivé à 22h00, j’ai eu le malheur de prendre le premier taxi que je trouvais. Résultat, non seulement il ne m’a pas amené là ou je le voulais, mais en plus j’ai dépensé une fortune. Il me demandait 75 reais, je lui ais dit que je n’en avais que 60. Ça m’apprendra à ne pas chercher un vrai taxi, avec l’enseigne et un taximètre. Si vous prenez l’avion pour arriver à l’aéroport, fait attention aux taxis qui sont juste à la sortie. Ils ont l’air respectable et il y a même un chef de quai, mais préférez les bons vieux taxis qui se trouvent juste de l’autre coté de la voie.

Swing do pelo

Première nuit passés dans un bouge parce que les adresses que j’avais n’existaient plus. J’ai finalement déménagé le ,matin pour une auberge de jeunesse au coeur du quartier de Pelourinho, au coeur du quartier historique de Bahia. Après l’agitation de Rio de janeiro et du carnaval, je prend les chose calmement. Petite ballade dans le quartier hier après-midi, mais je passe beaucoup de temps à lire.

Swing do pelo

Si je dois revenir au brésil un de ces jours, il faudra avant que j’apprenne un peu à parler brésilien, c’est énervant le nombre de personnes qui s’adressent à moi, pour faire de simples commentaires ou entamer une discussion. En tout une chose est sur, les brésiliens sont bavards et aiment parler avec tout le monde.

Swing do pelo

Le soir en cherchant un endroit pour manger, je remarque plusieurs personnes avec diverses types de percussions. Je décide d’attendre un moment et voir ce qu’il se passe. Au bout de 5mn uns par uns ils se mettent en rang et commencent à jouer. Pendant deux nous arpentons les rues de Pelourinho tandis que de plus en plus de gens se joignent à la procession. Au moment ou l’on passe pas loin de l’hôtel, je cours chercher mon appareil photo. Avec mon appareil un peu plus imposant que tous les numériques dont les flashes crépitent autour des musiciens je me fais vite remarquer et on m’invite à l’intérieur du cercle pour prendre des photos. Du coup je me sens obligé d’acheter le t-shirt…

Rio est-elle une ville dangereuse ?


h1     Jeudi 2 mars 2006

Assurément, comparée aux autres villes ou je suis passé, la réponse est oui. Sur la cinquantaine ou soixantaine de personnes qui ont passées les 5 jours du carnaval à l’hôtel, une douzaine ont été agressées, dévalisées ou rançonnées. Ce qui laisse tout de même une certaine proportion de gens à qui il n’est rien arrivé.

Rio

Il est certain que la période du carnaval voit chaque année sont lot d’agressions, mais n’allez pas croire non plus que vous serez automatiquement redevable d’une taxe de rue en venant à Rio. La plupart du temps il suffit simplement d’un peu de bon sens, d’avoir conscience des dangers possibles et prendre quelques précautions. Ne croyez cependant pas, que cela rendra nul les risques.

Pour ma part je ne me sens pas particulièrement en insécurité à Rio. Il faut dire qu’avec ma tête et mon bronzage -et tant que je n’ouvre pas la bouche- tout le monde me prend pour un brésilien. Plusieurs personnes chaque jours s’adressent à moi en portugais avant de réaliser que je ne suis qu’un touriste.
Jusqu’à présent, je me suis déplacé la plupart du temps en groupe de pas mal de personnes ou tout seul. Je n’utilise mon reflex numérique que dans la journée et dans les endroits touristiques (donc plutôt sur parce que surveillés). J’ai tout de même pris à plusieurs reprises mon petit appareil le soir, ne prenant des photos que lorsque je suis bien entouré et en le rangeant aussitôt. Et pour finir je n’ai pas bu grand chose pendant le carnaval; pas question de prendre un bus pour rentrer seul par exemple en n’ayant pas conscience de mon environnement.

Jesus reviens, jesus reviens

A part un couple de français agressés en plein jour sur la plage à quelques mètres de l’hôtel, la plupart de ceux qui se sont fait “attaquer”, l’on été alors qu’il étaient passablement éméchés et pas toujours à des endroits recommandés. Cette nuit il y a même eu un gars qui a été arrêté par la police en train de fumer un joint et qui s’en est sorti allégé de tout son argent.

Si je soutiens et compatis avec ceux qui ont été agressés, je ne peux m’empêcher de penser que la moitié de temps, ils auraient pu éviter ce problème en faisant un peu plus attention.

Flamengo

Alors oui, Rio peut être dangereuse, mais si vous avez conscience de ce qui est susceptible de vous arriver, n’avez jamais sur vous plus que ce dont vous avez besoin et ne vous faites pas inutilement remarquer (vêtement de marque, montres, colliers et autres bijoux votre voyant), il y a de grande chance que vous passiez un très bon séjour à Rio.

Je croise les doigts, il me reste encore un ou deux jours….

Vila Isabel


h1     Mercredi 1 mars 2006

L’école qui a gagnée les défilés cette année a été annoncée cette après-midi au court d’une émission télévisée qui n’est pas sans rappeler les résultats de l’eurovision. Plus d’une heure pendant laquelle les notes ont été données une par une pour chaque école. Le suspens est total puisque ce n’est que sur la dernière note que le gagnant à finalement été révélé. Après 4 années de suite ou l’école gagnante à été Baia flor, cette année c’est donc Vila Isabel qui à été élue meilleur école de samba de l’année.


Vila Isabel - Photo par Claudio Lara

Je suis allé cette après-midi faire un petit tour dans une agence American Airlines pour changer une dernière fois mes billets d’avion. Pour avoir un peu le temps de voir autre chose que Rio, je vais rester jusqu’au 17 mars au Brésil. A moins d’une surprise majeure, retour prévu à Marseille le 31 mars à 22h30. Préparez déjà les lunettes de soleil pour vous protéger de l’éclat de mon bronzage !


Vila Isabel - Photo par Claudio Lara

En attendant, je vais rester un jour, voire deux à Rio avant d’aller à Salvador. J’hésite ensuite à aller à Manaus pour faire un tour dans la forêt Amazonienne.

Et une petite bafouille, sur behype en essayant de développer un truc que j’avais écrit il y à une ou deux semaines.