Archive avril 2006



Q-Tip


h1 Dimanche 9 avril 2006

Environ 600 personnes par jours. Multipliés par 6 mois, ça commence à faire pas mal de monde. Et non, ma mère n’a pas appuyé sur le bouton refresh de son navigateur toutes les 5 minutes !

Ça fait pas mal de monde, lecteurs de passages grâce à un moteur de recherche, ou assidu, inscrit à la liste de diffusion (dans le menu à droite) pour être prévenu à chaque nouvelle note ou encore pour les plus geeks d’entre vous aux liens RSS (Cf. le cartouche de bas de page et cette note). Et chaque lecteur à des attentes différentes. Certains sont venus chercher des conseils pour préparer leur voyage par exemple. Et pour eux, je ne pense pas finalement avoir été d’une grande aide pendant ces mois de voyages. Mais je vais essayer dans les prochaines semaines de me rattraper et d’essayer de faire partager mon expérience de voyageur aguerri :-) .

Ce voyage, je ne l’ai pas préparé pendant des mois comme le font la plupart des gens. Entre le moment où j’ai décidé de partir et celui où je suis parti, il ne s’est écoulé qu’un peu plus d’un mois. Ça peut sembler court mais finalement à quelques détails près, je pense m’être pas mal débrouillé. En revanche si c’était à refaire (et un compte à rebours informel est déjà déclenché pour repartir), je procéderais peut-être un peu différemment. Notamment au niveau de la planification de l’itinéraire.

J’ai voyagé pendant 189 jours et visité 11 pays. C’est un peu trop en si peu de temps. Je n’ai aucun regret de ce côté, mais dès le premier pays, j’ai hésité à décaler mon prochain ville pour avoir plus de temps. L’avantage de bouger beaucoup et qu’on ne s’ennuie jamais, il y a toujours quelque chose à découvrir. Le désavantage et qu’ont est obligé de faire des choix. 15 jours en Chine, c’était un peu court même si je sais maintenant que j’ai envie d’y retourner pour “explorer” un peu plus en avant. Maintenant, je pense qu’il aurait mieux fallu compter en moyenne 3 semaines par pays, ce qui permet d’avoir une plus grande marge de manoeuvre pour pouvoir étendre ou écourter un séjour.

Les billets tour du monde permettent de prendre l’avion à moindre coût. Il faut cependant ne pas oublier que voler n’est pas le seul moyen de se déplacer d’un pays l’autre. Les trains, bus et bateau peuvent parfois avantageusement remplacer un avion. Et puis le voyage est de temps en temps plus intéressant que la destination.

En mettant au point mon plan de vol, j’ai commis 2 petites erreurs : oublier les vols intérieurs et partir et arriver du même endroit. Je suis contre la planification et avant de partir j’ai consulté quelques autres blogs de voyageurs dont certains ont planifiés leur voyage au jour près. Un voyage de cette longueur et jonché de rencontres et d’imprévus. Les guides de voyages sont aussi utiles qu’intéressants, mais rien ne vaut de discuter avec d’autres personnes pour savoir que voir et où aller. Dans beaucoup de cas, je suis allé à un endroit où à un autre sur les conseils d’autres personnes. Laissez donc une part d’imprévu dans votre voyage. Cependant prévoir d’arriver à un endroit du pays et repartir d’une autre ville peut permettre de gagner du temps et de l’argent. Et selon les pays, l’avion peut être nécessaire pour aller d’un endroit à un autre, il vaut mieux prévoir d’inclure ces déplacements dans le billet tour du monde.

Je crois que c’est tout en ce qui concerne la planification. Ah oui, un dernier conseil si vous êtes à plusieurs, louer une voiture peut s’avérer avantageux et surtout libératoire…

La fin ?


h1 Dimanche 2 avril 2006

Grâce aux petites pilules bleues (en fait blanches), une fois le repas terminé je “me couche” pour me réveiller au moment ou le petit déjeuner et déposer sur mon plateau. Il est 8h00 pour moi mais déjà 16h00 à Madrid. 4h à attendre à l’aéroport.

Autoportrait Madrid
Que fais un photographe quand il à 4h devant lui ?

Je me promène dans l’aéroport, sujet de tous les regards. Enfin surtout mes pieds, apparemment les tongs ne sont plus à la mode, ou alors je suis un peu décalé dans les saisons ?! Je me pose finalement dans un des snacks de l’aéroport ou je profite des prises de courant pour recharger mon portable et mon ipod. Et c’est reparti pour un petit tour. 21ème trajet en avion.

Que c’est beau une ville la nuit. Surtout vu du ciel. Plus de batterie, plus de place, plus d’énergie et plus envie. Vous n’aurez pas de photo de Marseille vu du ciel. Celles prisent au départ sont restées dans l’appareil photo perdu le premier jour. J’espère que quelqu’un en à bien profité !

Notre dame

Presque 6 mois et c’était comme si j’étais parti hier. En même la Thaïlande et la Chine sont tellement loin que j’ai l’impression que c’était une éternité. Voyager c’est comme se déplacer dans le temps. Un coup en avant, un coup en arrière. Tout ralentit ou s’accélère de façon presque aléatoire.

Bon, et je fais quoi moi maintenant ? Quand est-ce que je reparts ? Et surtout où je vais ? Ah oui ! Il me reste quelques Merveilles du monde à aller visiter !

Merci à tout ceux qui m’ont suivis (malgré les temps mort et certains passages ennuyeux) pendant ces quelques mois. La suite ne sera pas forcément aussi exotique, mais repassez par ici voir ce qui s’y trame de temps en temps, pour pourriez être surpris ;-)

Pourquoi…


h1     Dimanche 2 avril 2006

…faut-il qu’on est toujours un timing aussi serré ?!?

A y regarder de près, ma dernière note était quelque peu prophétique ! Jeudi, jour du retour en France; mon avion est prévu pour 22h30, ce qui me laisse largement le temps d’une ultime session dans les vagues de Tamarindo avant de partir. Vu la taille des vagues j’hésite un peu avant de me jeter à l’eau. J’aurais pu m’abstenir au final, les vagues sont assez moyennes et puis, merde, l’eau est froide. Une heure et demi plus tard, c’est plié. La planche est rendue, je retourne à l’hôtel prendre une douche est boucler mon sac.

Le bus pour San José est à 13h30 avec normalement 5h30 de route. Finalement, on mettra pratiquement 7h, notamment à cause de bouchons dans les collines entourant San José. Dans un éclair de lucidité, je recherche et consulte le petit bout de papier que m’ont donné les gens d’American Airlines à Rio de Janeiro avec les horaires de mes avions. Horreur ! Malheur ! Mon avion est plus de deux heures plus tôt que ce que je croyais! Je passe les deux dernière heure dans le bus à regarder l’heure, lire les panneaux kilométriques et faire mes petites prévisions comme un bon ordinateur de bord. Avec de la chance j’arrive une bonne heure avant l’heure prévue du décollage et ils me laissent prendre l’avion…

Et puis à chaque minute et kilomètre qui passent, je revois mes estimations. Arrivée prévue à 7h. Non 7h10. Hum…7h20. Oulà 7h30. Aie ! Aie ! Aie ! 7h40. Pour finir, le bus me laisse à quelques centaines de mètres de l’aéroport à 7h45 ! Plus de 30kg de bagages divers sur le dos et au bout des bras, mes tongs à la main (j’ai mis mes fidèles baskets à la poubelle pour cause de trous dans la semelle), je fonce à l’enregistrement. En chemin, je me félicite d’avoir fait un petit tour dans l’aéroport à l’arrivée ce qui me permet de connaître déjà la chemin.

Arrivé dans le hall d’enregistrement. Et bien, où sont passés les gens ?! Je repère tout de même une personne au comptoir d’Iberia (ma compagnie pour le retour). Après quelques secondes de discussion, ils semblent prêt à m’enregistrer, il faut tout de même que j’aille avant régler la taxe d’aéroport. 25$US. Ils ne s’emmerdent pas tout de même ! Ensuite on me demande de régler également 75$US pour le changement de billet parce qu’apparemment je ne suis pas enregistré sur mes deux vols pour Marseille. “Ce n’est pas notre faute, c’est celle d’AA.” Évidemment, je râle un bon coup pour la forme, mais comme je n’ai pas spécialement envie de rester dormir dans l’aéroport de San José, je paye la note et prend mes cartes d’embarquement.

Il ne reste plus qu’à courir à la porte 4B, puisque l’avion n’attend plus que moi. Je flash la couverture de mon passeport à l’officier de l’immigration comme si c’était une carte du FBI et passe rapidement au contrôle de sécurité. Hors d’haleine et mes tongs toujours à la main, j’arrive enfin devant la porte d’embarquement où tous les passagers sont toujours en attente ! J’ai même le temps d’aller prendre une boisson et dépenser mes derniers Colones avant de finalement prendre ma place dans l’avion.

Apparemment, ce n’est pas encore aujourd’hui que je vais rater un avion…