Archive de la catégorie 'Chili'



Pingouin


h1     Mardi 31 janvier 2006

J’avais oublié de vous en parler et je viens de retrouver sur une de mes cartes mémoire les preuves en photo. J’ai réussi finalement à approcher des pingouins. Enfin un. Mais … une belle bête !

La preuve en photo :

Viens faire copain, copain

Si avec ça pingouin ne devient pas le tag le plus important..

Pas de titre ?


h1     Mercredi 25 janvier 2006

Plus de comptoir bazar pendant quelques jours, le temps que j’évacue la flemme que j’ai de trier et taper des notes.

Toujours en Patagonie, à Puerto Natales depuis trois jours. Hier, visiter du parc Torres del payne. Paysages magnifiques et un temps splendide qui m’ont permis une fois encore de prendre une flopée de photo (encore que même par mauvais temps…).

Quand lama pas content...

Tout au long de la journée, ont à pu apercevoir des lamas au bord de la piste, sur les hauteurs. On à également pu voir assez haut dans le ciel des condors, mais qui sont restés pour nous de vagues tâches noires dans le bleu.

On s’est arrêté dans la matinée et marcher quelques minutes pour aller voir une chute d’eau. Rien de fabuleux en soit à part la puissance du vent qui descend des montagnes à cet endroit et l’arc-en-ciel qui se forme dans les gouttes d’eaux emportés par celui-ci. Et l’après-midi, arrivée au lac Grey à l’extrémité opposée duquel se trouve le glacier Grey dont se sont échappés quelques iceberg bleues qui flottent maintenant dans le lac. Ensuite retour à la casa.

Sèche cheveux

Ce matin, j’embarque sur un bateau pour une journée dans les “fjords” à la découverte des glaciers Balmaceda et Serrano. Malheureusement le temps, n’est aujourd’hui pas au rendez-vous et sans soleil, la température semble tout de suite beaucoup plus hivernale. De plus, toute la journée et par intermittence, nous aurons droit à la pluie et à la neige fondue. Vive l’été en Patagonie !

Torres del payne

Demain matin départ pour l’Argentine vers la ville de Calafate prête de laquelle se trouve encore un autre glacier. Je verrai si je vais voir encore un autre gros morceau de glace quand je serai là-bas.

Möbius


h1     Dimanche 22 janvier 2006

La vie à Punta Arenas commence à devenir une routine pour moi.

Réveillé assez tôt par mes des gens qui partagent ma chambre, douche, petit déjeuer, internet et ensuite trouver comment s’occuper jusqu’à 1430.

She's a dead boat

J’attrape le collectivo n°15 qui me dépose au tres puntes une bonne heure avant d’embarquer et j’en profite pour prendre quelques photos sur la plage. A 1530 le ferry arrive enfin et à 1600 nous voilà à bord.

Je choisis de rester à l’exterieur sur une coursive en esperant apercevoir quelques animeaux marins, mais je finis par me recroqueviller dans un coin avec mon casque sur les oreilles et à faire un somme. Je suis reveillé rapidement par l’agitation générale sur le pont : l’île de Magdalena est en vue. Tout le monde prend des photos alors que l’île grossit de plus en plus.

De temps à autre un cri signale la présence d’un pingouin entrain de pêcher non loin du bateau. Finalement le ponton de débarquement est en vue. Le bateau ralentit puis stop complétement alors que nous sommes encore au moins à 300m des côtes. Lentement il se met à faire demi tour et pousse à nouveau les moteurs.

Prêt pour la découverte des pingouins

Peut-être qu’on est venu là juste pour apercevoir les oiseaux de loin avant d’aller débarquer à un autre endroit ? Au bout de quelques minutes les gens rentrent pour se mettre au chaud. Un espagnol me demande si je parle espagnol et commence à m’expliquer (en espagnol, donc je ne suis pas sur de tous les détails) que nous n’allons pas débarquer parce qu’il y a pas assez d’eau et que c’est dangereux à cause des rochers. Je reste incrédule, me disant que c’est une blague, mais tandis que l’île se fait de plus en plus petite à l’horizon, force m’est de constaté que mon rendez-vous avec les pingouins à été une nouvelle fois repoussé !

Prêt pour la découverte des pingouins
Certains ont eu plus de chance avec les pingouins ! - photo par slowloris

Comme à toute chose malheur est bon, j’ai tout de même fait la connaissance d’une jeune française qui passe ses vacances au Chili et avec qui nous avons partagé pitance et breuvages.

Comme ça ne sert pas à grand chose que je m’acharne, je pars aujourd’hui pour Puerto Natales pour aller faire un tour en Patagonie.

Fifteen minutes of fame


h1     Samedi 21 janvier 2006

Je vais passer à la télévision chilienne !

Enfin peut-être, si je ne suis pas coupé au montage. Nul n’est prophète en son pays, mais je serais bientôt un star de l’autre coté de l’atlantique.

Cette après-midi, après avoir décidé que j’avais assez marché pour la journée, je me suis réfugié dans une sorte de salon de thé pour me réchauffer. Non j’abuse, je n’avais même pas froid.

Bref, au bout d’une demi-heure, je remarque un nouveau serveur, suivi par une caméra et qui fait le pitre en prenant les commandes ou servant les tables. A un moment, il s’intéresse à une jeune femme installée à la table à côté de la mienne. Quelques minutes plus tard, il s’approche de moi et je lui explique rapidement que je ne parle pas espagnol. Il commence alors à me parler en anglais et me demande d’où je viens. Lorsque je lui répond que je suis français, il se met à chantonner la marseillaise, et me voilà à mon tour chantant les premières paroles de l’hymne national.

Il commence à me brancher avec la jeune fille d’à côté, d’origine canadienne. Nous commençons à discuter et elle m’explique qu’elle revient de passer 15 jours dans le cercle antarctique. Le voyage était exceptionnel mais ça lui à tout de même coûte un bras (5500 $US, le prix du bras tout de même). Au bout d’un moment nous remarquons que le cameraman continue à nous filmer sous l’oeil goguenard du comique et décidons de revenir à nos lectures respectives.

Le comique continue sont numéro encore quelques minutes avec d’autres personnes, surtout des touristes, avant de plier bagages. Que restera-t-il de tout cela ? Probablement une poignée de seconde. Quoi qu’il en soit, si vous me voyez un jour bafouiller la Marseillaise à la télévision chilienne, ne soyez pas trop surpris.

Grain de sable


h1     Vendredi 20 janvier 2006

Pour une fois que j’arrivais à prévoir un peu mon planning des prochains jours, voilà que la météo se met à me jouer des tours. Cette après-midi, je devais prendre un bateau pour aller de l’autre coté du détroit de Magellan à l’île Madgalena voir une colonie assez importante de pingouins.

Heureusement que je n’arrivais pas à trouver un collectivo de libre. J’ai ainsi pu, en passant de la compagnie qui organise les tours, être informé que la sortie était annulée sans aller jusqu’au port. Et la prochaine n’est prévue que samedi. Il faut que je trouve quelque part les prévisions météo de la région que je ne reste pas ici pour rien.

En attendant, je serais bien descendu jusqu’à l’antarctique, mais c’est un peu trop cher (plus de 2000 $US pour une journée !).

Après Punta Arenas, je compte me rentre à Puerto Natales et aller passer une journée en Patagonie. De là, je passerai ensuite la frontière avec l’Argentine pour aller à Rio Grande ou peut-être descendre jusqu’à Ushuaia avant de remonter l’argentine jusqu’à Buenos Aires.

En attendant, je ne bouge pas avant d’avoir vu mes pingouins ! D’autant plus qu’avec un peu de chances, les oeufs viennent d’éclore.

La terre vue du ciel


h1     Jeudi 19 janvier 2006

Je devais avoir le cerveau embrumé pour ne pas y avoir pensé avant. J’ai pensé à deux reprise à aller chercher des cartes pour situer les endroits ou j’étais, mais j’avais oublié l’existence de Google Local.



Punta Arenas, Chili. Par Limvirak.

Donc voilà une Photo Satellite de la région ou je me trouve. J’ai essayé de centrer assez approximativement sur Punta Arenas. La ville se trouve dans le détroit de Magellan et n’est pas la ville la plus au sud du continent américain (de même que Ushuaia), c’est Porto Williams, autre ville Chilienne à qui revient cet honneur !

J’ai donc opté pour l’avion pour venir jusqu’ici. Un peu cher, mais le survol de la Patagonie est fantastique. Surtout si vous le fait à l’heure du coucher de soleil et que vous avez assez de chance pour que les nuages vous permettent de temps à autre de pouvoir admirer le sol.

Plusieurs fois déjà, j’ai eu l’impression d’être “au bout du monde”, mais rarement l’impression n’a été aussi forte qu’en regardant l’endroit ou je me trouve sur le continent sud-américain. J’ai décidé de chercher pour moi, où était le bout du monde, c’est la dire, l’endroit sur le globe opposé à Marseille. Mais en fait, je n’ai pas que ça à faire.

Alors petit concours, trouvez-moi, les coordonnées (et le nom du pays, voire de la ville la plus proche, si ça tombe sur un continent) de mon “autre bout du monde”. Il y a un truc à gagner, je n’ai pas encore trouvé quoi, mais ne vous inquiétez pas, je serai récompenser le gagnant.

Question subsidiaire sans aucun rapport, est-ce que mes photos sont en général trop sombre ? Depuis un petit bout de temps, j’essaye un réglage un peu différent et sans impression, ou à défaut un bon moniteur, c’est un peu dur de juger.

1 euro le pingouin


h1     Mercredi 18 janvier 2006

Enfin, le manchot. Et parce qu’ici tout le monde parle de pingouin, je continuerai avec ce terme (qu’on dira générique).

Livraison

Aujourd’hui, je suis parti vers 12h et revenu à 20h30. Tout ça pour voir les pingouins un peu plus d’une vingtaine de minutes. Ça fait cher le pingouin tout de même.

Ok, ok, j’ai vu aussi des loutres, c’est bien les loutres et en plus ça permet de faire baisser le prix du pingouin. Je suis content d’avoir vu des loutres, je sais tout ce qu’il y à savoir sur les loutres de mer pour avoir vu il y a assez longtemps de cela deux ou trois reportages la même semaine sur le sujet.

Les pingouins

Mais revenons à nos moutons pingouins. Tout le monde aime les pingouins. C’est gentil un pingouin avec son air un peu maladroit. Ils marchent sur leur pâtes, mais n’ont pas de bras. Alors tout le monde est un peu triste pour les petits pingouins. Parce qu’on ne me ferra pas croire que c’est à cause de leurs couleurs qu’on aime les pingouins. Tout le monde se fout des zèbres par exemple.

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre mais je pensais en voir un peu plus que cela. En 25 minutes, le bateau de pécheur sur lequel nous avons embarqués, équipés de beaux gilets de sauvetage rouges vifs, nous emmène à quelque mètres de la plage, à quatre endroits différents pour aller voir les petites bêtes. “4 colonies, 4 secteur”, répétait le pécheur avec son discours apprit par coeur qu’il récitait comme s’il était sur une estrade devant une salle de classe.

Le pingouin perdu

Je râle, je râle mais tout de même je suis vraiment content d’avoir croisé des pingouins à Chiloé. Maintenant, on m’a parlé d’une colonie de millions d’individus en Argentine, je vais me renseigner à ce sujet…

Estoy contigo


h1     Lundi 16 janvier 2006

Je suis avec toi. C’est le slogan de campagne de Michelle Bachelet, la nouvelle présidente du Chili. Élue avec plus de 53% des voix face au milliardaire Sebastian Piñera qui avait reçu le soutien de la droite ultra conservatrice après le premier tour. Première femme présidente d’Amérique Latine, Bachelet à bénéficié notamment d’un large vote de la part des femmes chiliennes.

La victoria siempre

Dès 18h à l’annonce par la télévision des résultats de l’élection, Puerto Montt s’agite. Devant le centre de campagne, une cinquantaine de partisans avec des drapeaux font éclater leur joie. Dans toute la ville, on commence à entendre des klaxons. Les carabinieros sont déjà positionnés autour de la Plaza de armas, bientôt rejoints par un détachement de militaires.

Alors que la lumière commence à diminuer, la foule s’agglutine sur la place. On voit beaucoup de banderoles à tous les coins de rues. Çà et là, les touristes; appareils photos en mains, se joignent à la foule qui fête la victoire.

Des enceintes ont été dressées sous le kiosque de la place et des membres du parti socialiste local se relaient au micro. Bientôt les discours font place à la musique. La ville tranquille de Puerto Montt est partie pour une soirée de fête.

Caped crusader

Dommage pour ma conclusion. A 22h, alors que la nuit se couche, la place est pratiquement vide. Seuls les klaxons continuent à résonner dans la cité. Dans le bar ou je suis, de temps à autre, quelqu’un se lève et entame le chant des manifestants pro Bachelet (Se siente ! Se siente ! Michelle Présidente !) et c’est toute la salle qui embraye.

¡Se siente! ¡Se siente! ¡Michelle presidente!


h1     Lundi 16 janvier 2006
Michelle Presidente

Michelle Presidente

Pris quelques minutes après que les résultats aient été annoncés à la télévision.

King Kong Five


h1     Dimanche 15 janvier 2006

Parti à 14h de San Pedro me voilà [enfin] arrivé plus de 48h plus tard à Puerto Montt. J’ai d’abord commencé par à 24h en car pour aller à Santiago. Arrivé, reposé mais complètement cassé, avec une douleur assez forte dans le bras gauche et surtout au cou, j’ai hésité à me prendre un hôtel pour passer la nuit à Santiago.

J’ai tout de même décidé d’aller directement à la gare afin de me renseigner sur les trains pour le Sud, une autre journée dans un car étant inconcevable à ce moment là. Les trains pour le sud étant des trains de nuit, j’ai finalement pris mon billet pour le soir même. Avec plus de 7 heures à tuer avant mon départ, je décide de donner mon sac-à-dos à là consigne afin de pouvoir un peu respirer. Au passage, je me rafraîchi un peu aux toilettes et change de t-shirt. Je me sens un peu comme un SDF à faire mes ablutions dans un lavabos de gare, mais une fois c’est tout de même assez marrant.

Après m’être restauré et avoir fais 2 fois le tour du grand centre commercial qui englobe la gare, je vais par curiosité jeter un coup d’oeil au cinéma. J’ai de la chance, on y joue un film en anglais sous-titré en espagnol. Je prend mon billet pour un spectacle qui va m’occuper 3h.

Décidément, je ne vois pas l’intérêt des remakes. Peut-être que je suis trop vieux, puisque je connais déjà la version de 1976 avec Jessica Lange et même le premier film en noir & blanc de 1933. Quoi qu’il arrive, King-Kong, restera une histoire dont le scénario tient sur une feuille de papier toilette. Alors à quoi bon en faire des versions successives ? Les effets-spéciaux, voilà la seule chose qui change réellement d’une version à l’autre. Et de ce coté là, on peut dire que c’est plutôt réussi

Jamais un gorille géant n’aura semblé aussi réel. Sinon pour le reste du film, c’est devenu un film de courses pousuites. Coté romance, on est dans le cliché absolu, musique, râlent et répétition (le coup du coucher de soleil). Peter Jackson montre là ses limites. Il devrait se contenter de faire un bon film de série B, King-Kong contre les T-Rex.

Si vous n’avez jamais vu King-Kong, pourquoi pas. Pour les autres, relouez plutôt le film de John Guillermin.

Je viens d’aller m’amuser à aller voir un peu les statistiques du sud, et je viens de me prendre un bon fou rire en constatant que quelqu’un etait aller chercher “des zboubes” sur google ! Et á priori, ca veut même dire quelque chose… ,-)