Archive de la catégorie 'Ile de pâques'



Chapitre 1


h1     Mardi 3 janvier 2006

Lorsqu’il se réveille, il fait encore nuit. A tatons, il cherche son portable à coté du lit. Il ouvre un oeil, le droit, et constate avec amertume qu’il est 5h19. Plus que 6 minutes avant que l’alarme se ne se déclenche pense-t-il.

Il referme l’oeil, esperant profiter de ses quelques secondes au mieux. Finalement le téléphone se met à sonner, et comme il l’avait gardé dans la main, il l’éteint promptement d’une pression.

Moai sunrise

Il s’habille rapidement avec les vêtements qu’il avait préparé la veille, et ramasse son sac prêt de la porte. Délicatement, il ouvre cette première forme qu’il referme derrière lui. Il procède de même avec la seconde et se retrouve sur la terrasse. Il constate avec un certain contentement qu’il est fait encore très sombre par cette nuit sans lune.

Il s’approche du scooter, ouvre son sac d’où il tire un mouchoir avec lequel il essaye d’essuyer la selle. Il se demande si c’est la rosée ou la pluie, mais finalement cela n’à que peux d’importance. Il manoeuvre le scooter sans l’allumer pour lui faire effectuer un demi-tour puis se dirige vers le portail pour aboutir dans la rue.

Il démarre et prend le chemin de l’aéroport. En deux minutes il se trouve devant celle-ci et continue sur sa route. Soudain, il ralentit, puis s’arrête. Il sort un paquet de cigarette de sa poche, un briquet de l’autre et allume la première avec le second. Ensuite il sort sa capuche qu’il ajuste bien serré sur la tête malgrès qu’il n’y est pas de pluie. Peut-être pense-t-il avoir une hypothétique protection ?

Sunrise

Il reprend son chemin. Le phare du scooter n’éclaire correctement qu’à quelques mètres et on discerne un halo sur une dizaine. Il roule tranquillement, entre 30 et 40, attentif aux nombreux nids de poules et à d’éventuelles vaches ou chevaux sur la route. A un moment il s’arrête à nouveau sur le coté de la route et eteint le scooter.

La nuit est encore totale, et il en profite pour regarder une minute les étoiles. Finalement, il se remet en route. Dans cette obscurité, et puisqu’il à oublier de regarder le compteur, aucun moyen de savoir ou il en est du chemin. A un moment, en regardant son retroviseur il fois une lumière. En quelques secondes, la lumière à grossit, pour se transformer finalement en 4×4 qui le double à pleine vitesse. Il est assez étonné d’avoir croiser quelqu’un sur cette route à cette heure. Peut-être que les occupants du 4×4 se rendent au même endroit que lui..

Heureusement qu’il est déjà allé au site plusieurs fois, il saura le reconnaitre facilement. C’est finalement au bout d’une quarantaine de minutes à un rythme de sénateur qu’il voit apparaitre sur le coté un murêt de pierre. Il ralentit puis s’arrête lorsqu’il croit apercevoir un passage dans le murêt.

Tonga riki sunrise

Il enlève son blouson et récupère son sac. La nuit semble devenir un peu moins obscure puisqu’il aperçoit le “visage” blanc du moai solitaire qui se trouve près de l’entrée. C’est une bonne chose que Marco lui est parlé de cette apparition fantômatique en arrivant, ça lui a évité d’avoir un coup de frayeur lui-même.

La luminosité commence graduellement à augmenter. Il fouille dans son sac et en sort une minuscule brique de jus d’orange qu’il boit, en mangeant un des gateaux qui restaient. En même temps, il se déplace dans le champs essayant de deviner ou le soleil allait apparaitre exactement afin de trouver le meilleur point de vue. Il croit voir bouger à quelques mètres et finalement distingue deux silhouettes, puis un flash d’appareil photo.

Maintenant le ciel se fait un peu plus bleu derrière les statues. Il commence à faire quelques photos. De temps à autre il fois d’autre phares apparaître. Alors qu’au court des deux fois ou il est venu en journée il n’a rencontré que deux personnes, il semblerait qu’à 6h du matin, tous les touristes se soient donnés rendez-vous ici.

Dernier

Après avoir pris, de différentes distances et avec des angles différents tout un tas de photos, il décide de rentrer. Il range son appareil photo et consulte son téléphone : 7h40.

Sur le chemin du retour, alors qu’il fait maintenant bien jour et qu’il peut rouler à plus de 60km/h, il pense aux forces centrifuges et centripètes tandis qu’il s’éfforce de se pencher dans les virages. Il se demande également comment il va bien pouvoir raconter cette petite expedition matinale. Bah, il aura bien une idée le moment venu !

Prospero Ano Nuevo


h1     Lundi 2 janvier 2006

Ca commençait pas trop mal et puis ça c’est gaté.

Revenu d’exploration une nouvelle fois après 20h, je commence par me reposer en lisant un peu au soleil. Lorsque la luminosité diminue, je prend une douche et enfourche mon scooter afin de trouver un endroit ou passer la soirée.

Après avoir fait un peu le tour, je me décide enfin pour un restaurant qui n’a pas encore l’air plein. Comme la plupart des tables sont apparement réservéees, je me retrouve au fond du jardin. Je mange tranquillement, mais une fois finie, je décide de trouver un autre endroit pour passer la soirée. Il est plus de 23h00 et je constate vite que le pub de même que la discotéca sont fermées.

Finalement je me retrouve au bord de la mer à regarder les étoiles dans le ciel en fumant une cigarette. Au bout d’un moment je me lasse et décide de rentrer pour me coucher. Il est 23h50.

Sur la piste

J’espère n’avoir réveillé personne avec mes textos à presque 5h du matin. Apriori, je n’ai pas l’impression qu’ils soient tous arrivés à destination puisque je n’ai eu de nouvelles que de quelques uns. Enfin c’est comme ça loin des yeux, loin du coeur :-P

Buena Onda


h1     Dimanche 1 janvier 2006

Ce coup-ci la crève s’est définitivement installée. Cela ne va cependant pas m’empécher de partir explorer l’île sur le scooter que j’ai loué.

Buana onda

Parce que la carte chez le loueur etait à l’envers, je suis parti en premier sur les pistes en terre -et en cailloux- que je comptaits réserver pour le jour ou je louerai une moto trial. Autant dire que j’ai pas mal galèré sur des chemins plutôt réservés aux 4×4. J’ai passé finalement presque 3h à faire du moto-cross avec un scooter tout ce qu’il y a de plus citadin. Pas l’ombre d’un Moai en vue, en revanche des paysages grandioses.

Ahu Hanga Poukura

Après un bref passage à la pension pour consulter une carte, me revoilà parti, de nouveau sur des terrains de terre, mais cette fois je l’ai choisi. Les premiers sites que je visite, les hoa sont en ruine. Ce sont des empilements de pierres volcaniques noires plus ou moins éparpillés sur lesquels se trouvent ça et là des morceaux de roche d’une couleur différentes et qui sont les moais, la plupart du temps, brisés dans leur chute.

Ahu Tongariki

En fin d’après-midi j’arrive finalement au site de Tongariki qui lui a été restauré. 15 Moais ont été redressés et sont alignés sur l’Ahu. On y trouve apparement aussi des petroglyphes qui faudra que je retourne voir. L’un des Moai porte même sa coiffe rouge, censé représenter les cheveux de la statue.

Et les copains

Je suis ensuite allé au volcan Rano Raraku qui est également une carrière de Moais. En plus d’une bonne vingtaine plantés ça et là dans le sol. On peut également apercevoir à des stades plus ou moins avancés divers statues sculptés dans la roche et qui n’ont pas finies d’être extraites.

Tongariki

Lorsque j’ai rempli mes cartes mémoires et alors que la lumière commence à vraiment baisser, je décide de rentrer. Sur le chemin du retour, une averse commence à tomber qui se transforme presque en orage et s’est complétement trempé que j’arrive à la pension ou je me jette sous une douche chaude.

La faute à pas de chance


h1     Vendredi 30 décembre 2005

Lq polynésie c´est finie, mais je ne laisse pas pour autant tomber les îles. Avec 6 heures de vol et 5 heures de décalage avec Tahiti (je suis maintenant à +6 avec la France) je suis arrivé sur l´endroit au monde le plus éloigné de tout. En effet, Rapa Nui (ou encore Isla de Pascua ou pour nous autres Île de pâques) se trouve à plus de 4400km de la polynésie et 3700 du Chili.

C´est une île qui fait rêver à plusieurs titres, à cause de l´éloignement donc, mais aussi parce qu´elle est un peu difficile d´accès (il n´est d´ailleurs possible de venir en séjour librement sur l´Isla de Pascua depuis pas si longtemps que ca), et enfin pour sa culture unique au monde. Sans oublier surtout les mythes qui entourent les fameux Moais. On a entendu des choses complètement folle à ce sujet et moi même il n´y a pas 4 jours j´en ai parlé avec un américain (qui pourtant etait justement venu sur place) qui m´expliquait que la roche dont sont faites ces statues n´était pas de l´île mais avait été amené du continent. D´après tout ce que j´ai lu au sujet des statues. Il n´y a en fait aucun mystère, elle ont éte sculptées sur place et transportés sur plusieurs kilomètres pour certaines, avec des technique utilisés également par d´autres civilisations dans le monde. Quand à la facon de les redresser, une experience a été tentée il y a quelques années qui à montré qu´une douzaine d´homme pouvait le faire en seulement quelques dizaines de jours.

Mais ce n´est pas parce que les grands mystères qui déchaina l´imagination de certains n´en est au final pas un que l´île en perd son charme. Au contraire. Dès l´arrivée et après avoir passé un journée sans avoir vu un [vrai] moai, je trouve que cette île ne ressemble à rien de connu. Par certain côté ca peut rapeller certains coins de l´Irlande. Alors qu´il y a plusieurs siècles Rapa Nui etait recouverte de forêt, de nos jours il reste assez peu d´endroits boisés. On peut voir de grande plaine verte donnant assez souvent sur de belles falaises qui dominent le Pacifique.

Carte de l´île de pâques

Pour ma première journée j´ai donc décidé de ne pas me “jeter” sur les statues, même en sachant qu´il y en a (suivants les différents guides) entre 800 et 1000. J´ai préféré partir à pieds à l´assaut du volcan Rana Kao, le plus proche de la principale ville de l´île. Plus de 4h de marche aller-retour, qui m´auront notamment permi d´éliminer une partie de l´alcool ingurgité hier. Les photos seront publiées lorsque j´aurai résolu le problème qui donne justement son titre à ce billet, à savoir, mon deuxième disque dur portable (qui me permet de stocker mes photos) qui vient de casser. Pour le moment à priori seulement l´écran semble atteint, mais ca risque cependant de compliquer le processus permettant de recopier les images de la carte sur le disque.

Quoi qu´il en soit, devrais-je graver des centaines de CD pour stocker mes photos, photos des Moais il y aura ! Et pour le reste de l´exploration insulaire, je vais prendre un scooter ou une moto parce que je suis totalement sur les genoux. Heureusement pour la descente un petit chien est redescendu du haut du volcan pratiquement jusqu´au village avec moi. Il m´a même à plusieurs reprises remis sur le bon chemin lorsque je semblais trop m´en éloigner !