En vrac


h1     Samedi 25 mars 2006

Tout part à veau l’eau. L’objectif que j’ai acheté avant de partir ne fonctionne plus. J’ai maintenant droit à un code d’erreur à chaque tentative d’utilisation; obligé d’eteindre et rallumer l’appareil. Vous pensez qu’ils ont installés Windows ? En plus de ça mon disque dur portable pour sauvegarder mes photos semble corrompus. Pour le moment je n’ai pas l’impression d’avoir perdu de photo, mais je préfère ne plus y toucher avant de copier tout en sécurité sur mon ordinateur. Et comme mes cartes mémoires sont pleines, je vais peut-être tout simplement arrêter de prendre des photos pour cette dernière semaine.
Du coup il faudra patienter un peu pour les photos des singes et surtout de la mygale ! Nb : Voilà les photos sont là !

Spider Monkey

J’ai été plutôt occupé ces derniers jours. Avec Mary une américaine rencontrée à l’hôtel à San José, nous sommes partis ensemble à La Fortuna. L’attraction principale est le volcan Arenal, toujours en activité et qui permet d’observer (d’assez loin) des coulées de laves de façon très régulière. Je vous avoue qu’à quelques 2 ou 3 kilomètres de distances et avec les nuages qui entourent de façon quasi-permanente le volcan, c’est dur de distinguer plus qu’un peu de rouge brillant dans la nuit. L’autre activité du coin consiste en des sources d’eau chaude.

OH MY GODNESS

Après La fortuna, direction Monteverde, en réalité La Selena. L’endroit est fameux pour sa “Cloud forrest” que l’ont peut explorer dans deux parcs (Monteverde et La Selena justement) mais surtout pour ses “Canopy tours”. On se ballade à travers la forêt, au dessus des arbres en glissant le longs de cables entre les arbres. Il y a deux organisation différente et celle que j’ai choisi (Selvatura Canopy tour), en plus de sa quinzaine de lignes offre également une “ligne de tarzan”, sorte de saut à l’élastique où l’on se ballade à un arbre attaché par une corde. Très amusant et ça permet de voir la forêt sous un autre angle.

C'est quoi le texte ?

Et puis j’ai rencontré un grand nombre de personnes ces derniers jours, beaucoup de Canadiens et d’Américain mais aussi un belge, des français, un suisse, un coréen, des néerlendais et des allemands. J’ai appris des drinking games d’un new-yorkais ainsi que des informations très intéressantes sur les bus scolaires américains que l’on trouve ici reconvertis en bus publique. D’ailleurs j’ai rendez-vous avec l’un d’entre eux demain matin à 5h30. En esperant que j’arrive enfin à recharger mon téléphone portable qui me sert de réveil…

Sérendipité[1]


h1 Samedi 11 février 2006

Punta del Este. J’ai finalement décidé de rester un peu plus longtemps en Uruguay. Et maintenant que je suis la, je vais peut-etre même prolonger d’une journée et profiter de la plage a 30 mètres de l’hôtel.
A peine a un heure de car de Montevideo, Punta del Este est une péninsule, une station balnéaire ou apparemment les riches d’Amérique du sud se donnent rendez-vous en vacances.

Un petit goût de St. Tropez ou de Porto Cervo, des yachts de tous les coins du continent, beaucoup de belles voitures récentes -et européennes. Hier apres-midi, je me suis promené au bord de mer pour tomber, littéralement, nez-a-nez avec un éléphant de mer.

Je m’étais arrêté un moment pour prendre une photo quand l’animal s’est soudain redressé pour me faire face. Il était sur le quai en contrebas, a faire sa sieste a l’ombre, tandis qu’a quelques mètres de la, au soleil un de ses congénère semblait préférer le soleil.



photo par Mario Cardoso

Comme quoi, ça ne sert a rien de chercher certaines choses. Encore que que je ne parierais pas sur le fait de voir un pingouin dans les rues de Punta del Este

[1] : Art de trouver ce qu’on ne cherche pas.

Sans commentaire


h1 Mercredi 1 février 2006

Bon, maintenant on n’en parle plus.

Qu'est ce que tu me veux, toi ?
Ce pingouin à essayer de me mordre et me “courait” derrière !
L'été à la plage

Je me demande maintenant où est-ce que je pourrais bien trouver des éléphants ??

Elephant de mer


h1 Lundi 30 janvier 2006

Je suis arrivée hier à Puerto Madryn. Je n’arrête pas de la dire, mais ça fait plaisir de retrouver un peu de chaleur. Dès mon arrivée, la première chose que j’ai faite, c’est de laver mes chaussures. A force de marcher tout le temps avec mes baskets…et bien disons que l’odeur devenait assez forte. Heureusement pour eux, il n’y avait pas grand monde à côté de moi pendant les 24h de car.

Je vais aller me renseigner pour aller faire une plongée cette après-midi (voir des elephants de mer peut-être), bien que j’ai tout de même quelques doutes sur la température de l’eau. Et demain c’est la grande rencontre entre votre serviteurs et les pingouins ! Les pingouins, Olivier. Olivier, les pingouins. Nice to meet you.

Je laisse la place, internet est gratuit, mais les gens font la queue.

Pas de titre ?


h1     Mercredi 25 janvier 2006

Plus de comptoir bazar pendant quelques jours, le temps que j’évacue la flemme que j’ai de trier et taper des notes.

Toujours en Patagonie, à Puerto Natales depuis trois jours. Hier, visiter du parc Torres del payne. Paysages magnifiques et un temps splendide qui m’ont permis une fois encore de prendre une flopée de photo (encore que même par mauvais temps…).

Quand lama pas content...

Tout au long de la journée, ont à pu apercevoir des lamas au bord de la piste, sur les hauteurs. On à également pu voir assez haut dans le ciel des condors, mais qui sont restés pour nous de vagues tâches noires dans le bleu.

On s’est arrêté dans la matinée et marcher quelques minutes pour aller voir une chute d’eau. Rien de fabuleux en soit à part la puissance du vent qui descend des montagnes à cet endroit et l’arc-en-ciel qui se forme dans les gouttes d’eaux emportés par celui-ci. Et l’après-midi, arrivée au lac Grey à l’extrémité opposée duquel se trouve le glacier Grey dont se sont échappés quelques iceberg bleues qui flottent maintenant dans le lac. Ensuite retour à la casa.

Sèche cheveux

Ce matin, j’embarque sur un bateau pour une journée dans les “fjords” à la découverte des glaciers Balmaceda et Serrano. Malheureusement le temps, n’est aujourd’hui pas au rendez-vous et sans soleil, la température semble tout de suite beaucoup plus hivernale. De plus, toute la journée et par intermittence, nous aurons droit à la pluie et à la neige fondue. Vive l’été en Patagonie !

Torres del payne

Demain matin départ pour l’Argentine vers la ville de Calafate prête de laquelle se trouve encore un autre glacier. Je verrai si je vais voir encore un autre gros morceau de glace quand je serai là-bas.

Möbius


h1     Dimanche 22 janvier 2006

La vie à Punta Arenas commence à devenir une routine pour moi.

Réveillé assez tôt par mes des gens qui partagent ma chambre, douche, petit déjeuer, internet et ensuite trouver comment s’occuper jusqu’à 1430.

She's a dead boat

J’attrape le collectivo n°15 qui me dépose au tres puntes une bonne heure avant d’embarquer et j’en profite pour prendre quelques photos sur la plage. A 1530 le ferry arrive enfin et à 1600 nous voilà à bord.

Je choisis de rester à l’exterieur sur une coursive en esperant apercevoir quelques animeaux marins, mais je finis par me recroqueviller dans un coin avec mon casque sur les oreilles et à faire un somme. Je suis reveillé rapidement par l’agitation générale sur le pont : l’île de Magdalena est en vue. Tout le monde prend des photos alors que l’île grossit de plus en plus.

De temps à autre un cri signale la présence d’un pingouin entrain de pêcher non loin du bateau. Finalement le ponton de débarquement est en vue. Le bateau ralentit puis stop complétement alors que nous sommes encore au moins à 300m des côtes. Lentement il se met à faire demi tour et pousse à nouveau les moteurs.

Prêt pour la découverte des pingouins

Peut-être qu’on est venu là juste pour apercevoir les oiseaux de loin avant d’aller débarquer à un autre endroit ? Au bout de quelques minutes les gens rentrent pour se mettre au chaud. Un espagnol me demande si je parle espagnol et commence à m’expliquer (en espagnol, donc je ne suis pas sur de tous les détails) que nous n’allons pas débarquer parce qu’il y a pas assez d’eau et que c’est dangereux à cause des rochers. Je reste incrédule, me disant que c’est une blague, mais tandis que l’île se fait de plus en plus petite à l’horizon, force m’est de constaté que mon rendez-vous avec les pingouins à été une nouvelle fois repoussé !

Prêt pour la découverte des pingouins
Certains ont eu plus de chance avec les pingouins ! - photo par slowloris

Comme à toute chose malheur est bon, j’ai tout de même fait la connaissance d’une jeune française qui passe ses vacances au Chili et avec qui nous avons partagé pitance et breuvages.

Comme ça ne sert pas à grand chose que je m’acharne, je pars aujourd’hui pour Puerto Natales pour aller faire un tour en Patagonie.

Grain de sable


h1     Vendredi 20 janvier 2006

Pour une fois que j’arrivais à prévoir un peu mon planning des prochains jours, voilà que la météo se met à me jouer des tours. Cette après-midi, je devais prendre un bateau pour aller de l’autre coté du détroit de Magellan à l’île Madgalena voir une colonie assez importante de pingouins.

Heureusement que je n’arrivais pas à trouver un collectivo de libre. J’ai ainsi pu, en passant de la compagnie qui organise les tours, être informé que la sortie était annulée sans aller jusqu’au port. Et la prochaine n’est prévue que samedi. Il faut que je trouve quelque part les prévisions météo de la région que je ne reste pas ici pour rien.

En attendant, je serais bien descendu jusqu’à l’antarctique, mais c’est un peu trop cher (plus de 2000 $US pour une journée !).

Après Punta Arenas, je compte me rentre à Puerto Natales et aller passer une journée en Patagonie. De là, je passerai ensuite la frontière avec l’Argentine pour aller à Rio Grande ou peut-être descendre jusqu’à Ushuaia avant de remonter l’argentine jusqu’à Buenos Aires.

En attendant, je ne bouge pas avant d’avoir vu mes pingouins ! D’autant plus qu’avec un peu de chances, les oeufs viennent d’éclore.

1 euro le pingouin


h1     Mercredi 18 janvier 2006

Enfin, le manchot. Et parce qu’ici tout le monde parle de pingouin, je continuerai avec ce terme (qu’on dira générique).

Livraison

Aujourd’hui, je suis parti vers 12h et revenu à 20h30. Tout ça pour voir les pingouins un peu plus d’une vingtaine de minutes. Ça fait cher le pingouin tout de même.

Ok, ok, j’ai vu aussi des loutres, c’est bien les loutres et en plus ça permet de faire baisser le prix du pingouin. Je suis content d’avoir vu des loutres, je sais tout ce qu’il y à savoir sur les loutres de mer pour avoir vu il y a assez longtemps de cela deux ou trois reportages la même semaine sur le sujet.

Les pingouins

Mais revenons à nos moutons pingouins. Tout le monde aime les pingouins. C’est gentil un pingouin avec son air un peu maladroit. Ils marchent sur leur pâtes, mais n’ont pas de bras. Alors tout le monde est un peu triste pour les petits pingouins. Parce qu’on ne me ferra pas croire que c’est à cause de leurs couleurs qu’on aime les pingouins. Tout le monde se fout des zèbres par exemple.

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre mais je pensais en voir un peu plus que cela. En 25 minutes, le bateau de pécheur sur lequel nous avons embarqués, équipés de beaux gilets de sauvetage rouges vifs, nous emmène à quelque mètres de la plage, à quatre endroits différents pour aller voir les petites bêtes. “4 colonies, 4 secteur”, répétait le pécheur avec son discours apprit par coeur qu’il récitait comme s’il était sur une estrade devant une salle de classe.

Le pingouin perdu

Je râle, je râle mais tout de même je suis vraiment content d’avoir croisé des pingouins à Chiloé. Maintenant, on m’a parlé d’une colonie de millions d’individus en Argentine, je vais me renseigner à ce sujet…

Temple aux tigres


h1     Samedi 22 octobre 2005

Arrivé en fin de matinée à Kho Phangan. Depuis ce matin, il pleut à torrent. Encore que depuis une bonne heure ce se soit tout de même bien calmé.

En revanche toujours pas de trace de Ra…

La journée d’hier avait commencé assez tôt. 6h du matin pour avoir le temps de me laver, faire mes sacs, vider la chambre et laisser mon gros sac à dos à la guesthouse pour la journée. Petit déjeuner et c’est parti pour deux bonnes heures dans un minibus. Premier arrêt je ne sais plus trop où pour aller voir un marché flottant. J’en avis déjà visité un en mars au Vietam dans le delta du Mékong qui etait assez sympa.

Ici c’est différent, il y a plus de touristes sur des bateaux que de vendeurs qui se trouvent pour la plupart eux sur terre. Ca ressemble plus à un attrape touriste qu’à un vrai marché flottant, surtout que les seuls touristes semblent être les acheteurs. Mais tout ceci se passe dans de petits canaux, c’est tout de même assez joli, même si au final on n’y voit de toute façon que la même marchandise que partout ailleurs.

En revenant au bus avec notre petit bateau, nous avons le droit d’acheter le souvenir le plus kitsch au monde… Je vais essayer de penser à en prendre une photo :-)

Après ça retour en voiture direction le restaurant. Rien à dire, c’est quelconque mais assez bon, puis on se rend au musée de la guerre et au pont de la rivière Kwai (ou Kwae). Je crois avoir écrit que ce pont n’etait même pas le pont original. En fait il s’agit bien du pont construit pendant la seconde guerre mondiale par les prissoniers japonais avec la complicité du gouvernement Thaïlandais. Il y a eu en fait deux ponts.

Le premier, en bois à été construit un peu en aval de celui-ci et en bambou, avec pour objectif de favoriser le transport de matériel pour la construction du second pont. Sa construction n’a pris que 3 mois. Il faut dire que pendant la construction de ces ponts, 200000 prisonniers de guerre (tout d’abord asiatiques, ensuite surtout des occidentaux) ont “participés” à leur condition souvent dans des conditions effroyables. Il y a eu énormément de mort de mauvais traitements ou de maladie pour ces prisonniers qui travaillaient jours et nuit.

Le second pont, en bois et en métal, n’a tout de même demandé que 6 mois pour être réalisé. En 1944 (45 ?), quand les alliés ont envoyés un bombardier pour détruire le pont, l’armée japonaise à obligé les prissoniers, principalement britanniques à s’aligner sur le pont dans l’espoir d’empecher sa destruction. Cependant le bombardier B2 à tout de même largué ses bombes qui ont provoquées la destruction de 3 ou 4 des 8 piliers, envoyant par là-même des centaines de prisonniers dans la rivière. On raconte que l’eau n’a pas été potable pendant des jours à cause des cadavres…

De nos jours, tout ceci ne reste finalement qu’un pont que l’on peut traverser à pied, ou alors avec le train de 3 wagons qui fait des aller-retours dessus. Il y a également un musée de la guerre, qui n’est pas des plus intéréssants, contenant au sujet de la guerre surtout des vieilleries plutôt mal conservées et mal présentées.

Après cette heure passer au souvenir et à la culture place à ce qui m’a fait dépenser les 500 Baths pour la journée…

Nous reprenons la voiture pour une bonne heure de route afin d’aller au Monastère aux tigres. Il s’agit à l’origine d’une simple temple bouddhiste comme il en existe des dizaines de millier en Thaïlande. Un jour des villageois ont trouvé un tigre pratiquement à l’agonie et l’ont amenés aux moines qui l’ont soigné et remis sur pates. A la suite de cela, d’autre tigres sont arrivés ainsi que divers espèces animales qui vivent plus ou moins en liberté.

L'homme et le tigre

L’entrée du temple coûte tout de même 300 Baths. Une fois votre obole versée, vous vous rendez dans un canyon au fond duquel se trouve les tigres. Sous la surveillance d’un moine et d’une équipe d’une dizaine de personnes, vous êtes amené, un par un devant les tigres. Ceux-ci dorment plus ou moins probablement après avoir été bien nourri. Pendant que vous pouvez caresser les tigres l’un des menbre de l’équipe se charge de vous prendre en photo.

J’ai fait la tournée 2 fois et suis rester ensuite derrière la ligne à prendre des photos. Comme il n’y avait plus personne, j’ai été autorisé à franchir la ligne et à prendre moi même les photos des tigres à quelques centimètres de distance. De vrai peluches à qui ont aurait envie de faire des calins ou tirer la queue…

Pas le [trop] le fier le petit français

J’ai ensuite trainé dans le parc ou se trouvent notamment des pécaris, des buffles, des chevaux ou plutôt des poneys etc.. J’ai tellement trainé que tout le monde avait embarqué dans le mini et m’attendais pour rentrer à bangkok quand je suis finalement sorti.

J'suis caché

Une fois à Bangkok après 3h de voiture, je suis allé récupérer mon sac et mon linge que j’avais laissé à laver et suis allé manger dans un restaurant/bar situé en face du point de ralliement pour prendre le car du soir. Un car un peu mieux que les précédents dans lequel j’ai eu un peu plus de facilité à dormir, même si j’en suis sorti une fois encore le cou complétement endolori.

A 5h arrivé au port à attendre en essayant de se protéger le mieux possible de la pluie battente jusqu’à l’embarquement pour la traversée qui doit me mener à Kho Phangan.

Pendant la seconde traversée de Kho Tao à Kho Phangan, la mer est particulièrement démonté et pas mal de monde tombe malade pendant que nous avons la joie et l’honneur de regarder Starsky et Hutch (et je ne vous ais pas parlé de Flashdance dans le car cette nuit !).

Star Trek


h1     Jeudi 20 octobre 2005

Pour 1700 Baths soit à peu près 34 euros, j’ai donc trouvé un aller-retour en bus de nuit pour Chiang Mai et unTrek de 2 jours et une nuit dans les montagne. Chiang Mai est la seconde ville de Thailande et se trouve à environ 600km de Bangkok.

Rendez-vous devant l’agence ou j’ai pris réservé mon voyage à 18h00 avec arrivée prévu le lendemain matin à 6h00. En Thaïlande il y a trois 3 classes de bus, celui que je prend étant nommé V.I.P. et apparement strictement réservé aux non-thaïlandais.

Première surprise, c’est en moto que j’embarque devant l’agence pour aller rejoindr la gare routière. Heureusement, depuis le vietnam, monter derrière quelqu’un en moto ne me fait plus ni chaud, ni froid surtout en agglomération. Le bus est loin d’être rempli ce qui fait que logiquement j’aurai assez de place pour pouvoir dormir et être assez en forme le lendemain.

Las, c’est justement le jour ou je me suis levé après midi et j’ai beaucoup de mal à m’endormir. Ce n’est qu’à près de 2h00 du matin que je réussi finalement à trouver le sommeil.

A 5h00 nous sommes réveillé sans ménagement et reparti dans deux mini-bus pour nous rendre dans le centre de Chaing Mai. Étant le seul du bus à être inscrit pour un trek, j’ai de nouveau droit à un motobike qui me dépose devant une guesthouse perdue dans une petite rue de Chiang Mai.

J’ouvre le portail et réveil une personne qui m’indique que le trek part à 10h00 ! J’ai donc presque 4h00 à tuer et je commence à partir me balader dans les rues pour ensuite m’arrêter prendre un petit déjeuner et enchaîner les grilles de Sudo-ku. A 10h00, je suis de retour à l’hôtel et l’on vient me récupérer pour embarquer dans un nouveau mini-bus avec les autres participants au trek.

Nous sommes 11 accompagnés de 2 guides. Il y un couple d’anglais, trois israéliennes, un suédois un peu plus âgé, un couple de français et un autre couple de suédois.

Après une bonne heure de route nous nous arrêtons dans une vallée pour manger. Et ensuite, c’est parti pour la marche. 3 ou 4h de marche dans une montagne assez escarpé. La marche n’est pas extrêmement fatiguante mais il fait une chaleur épouvantable. Mon guide m’ayant prévenu qu’il faisait assez froid en cette période et qu’il pleuvait souvent, j’ai prévu jean et pull.

Et bien entendu je suis le seul couillon en jean à être trempé au point qu’on pourrait croire que je suis tombé à un moment dans une rivière à découvrir qu’effectivement le corps humain contient une sacré dose de liquide ! Une nouvelle fois, merci, le petit futé !

La monté est rude et cela le devient plus encore quand, heureusement à quelque centaines de mètres du village, il se met à tomber des cordes. Un bon point pour moi, je suis déjà trempé et je ne finirais pas tout seul dans cet état.

La pluie s’arrête alors même que nous arrivons à la maison dans laquelle nous logerons pour la nuit. Il s’agit d’une maison traditionnelle sur pilotis, longues d’une bonne vingtaine de mètres sur quelques mètres de large.

Après nous être tous rafraîchis, certains d’entre nous partent faire un tour du village accompagné par les jeunes enfants qui promènent en nous tenant la main ou veulent monter sur notre dos. La nuit tombe vite même en haut des montagnes et le repas est servi tôt, la visite sera donc de courte durée. Après un excellent repas composé de riz, de légumes de soupe de champignons et de morceaux de poulet grillés, nous avons droit à un petit spectacle des enfants.

Les filles sont en costume traditionnels et sont mêlés à elles tous les autres gamins qui ne voulant pas être en reste, mimiquent du mieux qu’ils peuvent leurs aînées. Ils nous chantent quelques chansons en Thai ensuite qu’une version plus que phonétique de Frère Jacques pratiquement méconnaissable. De l’argent nous est demandé à la fin pour l’éducation des enfants et chacun donne volontiers quelques dizaines de Baths.

Il n’est même pas 20h00 et certains s’inquiètent de la façon de passer la soirée, mais ce n’est finalement qu’assez tard que nous irons pour la plupart nous coucher après avoir joués à divers jeux de cartes et pas discuté (notamment avec les autres français et les israéliens). Il ne faut cependant pas oublier que même si la journée du lendemain promet d’être plus tranquille, il y a encore de la marche à faire.

La plus grande moitié de la maison constitue un dortoir et nous dormons sur des paillasse à “l’abri” de moustiquaires troués. Heureusement, aucun moustique n’est venu se montrer pendant toute la nuit et au final la température a été assez douce.

Réveil peu avant 9h00 pour ceux d’entre nous qui font le trek sur 2 jours tandis que ce qui restent 3 jours peuvent continuer à profiter d’un peu de sommeil en plus. Après un rapide déjeuner, nous voilà repartis à marcher, mais cette fois il s’agit essentiellement de descente. Arrêt sur le trajet au pied d’une cascade pour prendre un petit bain.

Toujours en jean et déjà à nouveau trempé, je reste sur le bord pendant que les autres se baignent quelques minutes dans un petit bassin de quelques centimètres de profondeur. Nous sommes ensuite reparti pour nos derniers 3/4 d’heure de marche au bout desquels nous avons rendez-vous avec les éléphants.

Chaque éléphant est équipé d’une sorte de nacelle pour deux personnes et la promenade d’une bonne demi-heure se fait en un aller-retour une route de terre. Au passage on s’arrête à un “stand” pour acheter des bananes que nous donnons une part une à nos éléphants respectif en guise de gourmandise.

Après cette ballade fort sympathique, nous nous mettons en maillots et abandonnons nos sacs qui seront transportés en voiture pour embarquer sur un raft.

La ballade en raft est surtout rafraîchissante si ce n’est impressionnante malgré les efforts des deux guides pour nous faire croire à un petit danger potentiel. Après 20mn, nous abandonnons le raft pour embarquer sur un radeau constitué d’un dizaines de bambous d’une bonne 15m de long.

Une dizaine de minutes et nous nous arrêtons pour manger avant d’embarquer en voiture direction Chiang Mai.

La suite est passionnante, attente dans une guesthouse, voiture, bus toujours aussi glacial mais bien moins confortable et surtout bondé. Impossible de dormir, j’ai à peine la place de mettre mes jambes et je passe bien 8h sur les 11h de voyage à essayer de vainement trouver le sommeil.

Je savais que ce matin je n’aurais pas de chambre de disponible avant 12h00, j’ai donc passé la matinée, crasseux et crevé dans un bar à bouquiner jusqu’au moment ou j’ai pu enfin prendre une bonne douche chaude et me raser.

A environ 14h00 je me demande si je vais pas aller me coucher directement histoire d’être potentiellement en forme demain matin….