Star Trek
Jeudi 20 octobre 2005
Pour 1700 Baths soit à peu près 34 euros, j’ai donc trouvé un aller-retour en bus de nuit pour Chiang Mai et unTrek de 2 jours et une nuit dans les montagne. Chiang Mai est la seconde ville de Thailande et se trouve à environ 600km de Bangkok.
Rendez-vous devant l’agence ou j’ai pris réservé mon voyage à 18h00 avec arrivée prévu le lendemain matin à 6h00. En Thaïlande il y a trois 3 classes de bus, celui que je prend étant nommé V.I.P. et apparement strictement réservé aux non-thaïlandais.
Première surprise, c’est en moto que j’embarque devant l’agence pour aller rejoindr la gare routière. Heureusement, depuis le vietnam, monter derrière quelqu’un en moto ne me fait plus ni chaud, ni froid surtout en agglomération. Le bus est loin d’être rempli ce qui fait que logiquement j’aurai assez de place pour pouvoir dormir et être assez en forme le lendemain.
Las, c’est justement le jour ou je me suis levé après midi et j’ai beaucoup de mal à m’endormir. Ce n’est qu’à près de 2h00 du matin que je réussi finalement à trouver le sommeil.
A 5h00 nous sommes réveillé sans ménagement et reparti dans deux mini-bus pour nous rendre dans le centre de Chaing Mai. Étant le seul du bus à être inscrit pour un trek, j’ai de nouveau droit à un motobike qui me dépose devant une guesthouse perdue dans une petite rue de Chiang Mai.
J’ouvre le portail et réveil une personne qui m’indique que le trek part à 10h00 ! J’ai donc presque 4h00 à tuer et je commence à partir me balader dans les rues pour ensuite m’arrêter prendre un petit déjeuner et enchaîner les grilles de Sudo-ku. A 10h00, je suis de retour à l’hôtel et l’on vient me récupérer pour embarquer dans un nouveau mini-bus avec les autres participants au trek.
Nous sommes 11 accompagnés de 2 guides. Il y un couple d’anglais, trois israéliennes, un suédois un peu plus âgé, un couple de français et un autre couple de suédois.
Après une bonne heure de route nous nous arrêtons dans une vallée pour manger. Et ensuite, c’est parti pour la marche. 3 ou 4h de marche dans une montagne assez escarpé. La marche n’est pas extrêmement fatiguante mais il fait une chaleur épouvantable. Mon guide m’ayant prévenu qu’il faisait assez froid en cette période et qu’il pleuvait souvent, j’ai prévu jean et pull.
Et bien entendu je suis le seul couillon en jean à être trempé au point qu’on pourrait croire que je suis tombé à un moment dans une rivière à découvrir qu’effectivement le corps humain contient une sacré dose de liquide ! Une nouvelle fois, merci, le petit futé !
La monté est rude et cela le devient plus encore quand, heureusement à quelque centaines de mètres du village, il se met à tomber des cordes. Un bon point pour moi, je suis déjà trempé et je ne finirais pas tout seul dans cet état.
La pluie s’arrête alors même que nous arrivons à la maison dans laquelle nous logerons pour la nuit. Il s’agit d’une maison traditionnelle sur pilotis, longues d’une bonne vingtaine de mètres sur quelques mètres de large.
Après nous être tous rafraîchis, certains d’entre nous partent faire un tour du village accompagné par les jeunes enfants qui promènent en nous tenant la main ou veulent monter sur notre dos. La nuit tombe vite même en haut des montagnes et le repas est servi tôt, la visite sera donc de courte durée. Après un excellent repas composé de riz, de légumes de soupe de champignons et de morceaux de poulet grillés, nous avons droit à un petit spectacle des enfants.
Les filles sont en costume traditionnels et sont mêlés à elles tous les autres gamins qui ne voulant pas être en reste, mimiquent du mieux qu’ils peuvent leurs aînées. Ils nous chantent quelques chansons en Thai ensuite qu’une version plus que phonétique de Frère Jacques pratiquement méconnaissable. De l’argent nous est demandé à la fin pour l’éducation des enfants et chacun donne volontiers quelques dizaines de Baths.
Il n’est même pas 20h00 et certains s’inquiètent de la façon de passer la soirée, mais ce n’est finalement qu’assez tard que nous irons pour la plupart nous coucher après avoir joués à divers jeux de cartes et pas discuté (notamment avec les autres français et les israéliens). Il ne faut cependant pas oublier que même si la journée du lendemain promet d’être plus tranquille, il y a encore de la marche à faire.
La plus grande moitié de la maison constitue un dortoir et nous dormons sur des paillasse à “l’abri” de moustiquaires troués. Heureusement, aucun moustique n’est venu se montrer pendant toute la nuit et au final la température a été assez douce.
Réveil peu avant 9h00 pour ceux d’entre nous qui font le trek sur 2 jours tandis que ce qui restent 3 jours peuvent continuer à profiter d’un peu de sommeil en plus. Après un rapide déjeuner, nous voilà repartis à marcher, mais cette fois il s’agit essentiellement de descente. Arrêt sur le trajet au pied d’une cascade pour prendre un petit bain.
Toujours en jean et déjà à nouveau trempé, je reste sur le bord pendant que les autres se baignent quelques minutes dans un petit bassin de quelques centimètres de profondeur. Nous sommes ensuite reparti pour nos derniers 3/4 d’heure de marche au bout desquels nous avons rendez-vous avec les éléphants.
Chaque éléphant est équipé d’une sorte de nacelle pour deux personnes et la promenade d’une bonne demi-heure se fait en un aller-retour une route de terre. Au passage on s’arrête à un “stand” pour acheter des bananes que nous donnons une part une à nos éléphants respectif en guise de gourmandise.
Après cette ballade fort sympathique, nous nous mettons en maillots et abandonnons nos sacs qui seront transportés en voiture pour embarquer sur un raft.
La ballade en raft est surtout rafraîchissante si ce n’est impressionnante malgré les efforts des deux guides pour nous faire croire à un petit danger potentiel. Après 20mn, nous abandonnons le raft pour embarquer sur un radeau constitué d’un dizaines de bambous d’une bonne 15m de long.
Une dizaine de minutes et nous nous arrêtons pour manger avant d’embarquer en voiture direction Chiang Mai.
La suite est passionnante, attente dans une guesthouse, voiture, bus toujours aussi glacial mais bien moins confortable et surtout bondé. Impossible de dormir, j’ai à peine la place de mettre mes jambes et je passe bien 8h sur les 11h de voyage à essayer de vainement trouver le sommeil.
Je savais que ce matin je n’aurais pas de chambre de disponible avant 12h00, j’ai donc passé la matinée, crasseux et crevé dans un bar à bouquiner jusqu’au moment ou j’ai pu enfin prendre une bonne douche chaude et me raser.
A environ 14h00 je me demande si je vais pas aller me coucher directement histoire d’être potentiellement en forme demain matin….