Cinq


h1     Dimanche 26 mars 2006

Encore une fois les joies de voyager en bus. Premier bus a 6h00 et donc lever vers cinq. De toute façon je me suis réveillé un nombre incalculable de fois, peut-être de peur de justement pas ne pas entendre mon réveil. Ça ne m’arrive pas souvent de me réveiller toutes les heures comme ça. En fait ça c’est déjà produit deux fois auparavant.
A San Pedro de Atacama (Chili), lorsque je devais prendre un bus à 4h du matin pour aller voir les geysers, et l’autre fois c’était quelques années auparavant, à Paris alors que je devais également me lever vers les 4h pour prendre un avion pour Dublin.

Trois heures de bus pour rejoindre Punta Arenas puis une heure de ferry suivit de deux autres heures de bus. Impossible d’espérer dormir dans ce bus, la route est véritablement en trop mauvais état. Enfin, me voila installé dans un hôtel sur la plage du village de Montezuma. Je revois des personnes parties hier de Monteverde et d’autres que je suis (et réciproquement) depuis quelques temps.



Photo par Macca

Pas pris de bain encore, mais j’ai profité de l’après-midi pour lire tranquillement au “bar” de l’hôtel. Un livre de fini dans le premier bus, un autre déjà bien avancé, ce sera le numéro 59 sur ma liste. Et pendant ma lecture au détour d’une phrase probablement aussi anodine qu’une autre (encore que je ne suis pas certain que le terme soit réellement approprié dans le cas de Ananzi Boys de Neil Gaiman) d’un coup ça me frappe :

Plus que 5 jours et cette plage ne sera plus qu’un lointain souvenir. Je suis déchiré entre l’impatience de rentrer et le désir de continuer à voyager. Les vacances sont finies, mais finalement pour moi ce n’a jamais été des “vacances”. Just business as usual. Juste une autre façon de vivre sa vie.

51


h1     Vendredi 10 mars 2006

Je vois d’ici la fréquentation de ce site augmenter avec un nombre comme celui-ci en titre. J’avertis tout de suite les soûlards, les alcoolos et autres amis que d’alcool ici il ne s’agît pas. Ça sonne un peu comme du yoda sur la fin..

Aujourd’hui, j’ai fini mon 51ème livre depuis le début de ce voyage. J’ai l’impression de me retrouver quelques années en arrière lorsque j’étais à l’école ou à la fac et que je lisais à peu près à ce rythme là.

Le port

En voyageant, je dois dire que ce n’est pas toujours facile de trouver des livres. J’ai recours à toutes les méthodes, échanges dans les hostels qui le proposent, achats de livre neufs ou usés, petites annonces dans mon hôtel pour trouver des gens ayant finis leur bouquins. Je suis du coup aussi beaucoup moins exigeants sur les livres que je lis et probablement qu’en temps normal, je n’en aurais pas lu la moitié parce qu’il ne m’attiraient pas au premier abord. Je suis également content d’être habitué à lire des livres en anglais parce que trouver des bouquins en français, s’avère au moins aussi difficile que de trouver des compatriotes voyageurs.

Habitué à lire des romans principalement français, américain et japonais, je me suis retrouvé à lire les livres les plus diverses. Policier, science-fiction, romans historiques, autobiographies et même un roman Red sink press, la collection jeune de Harlequin. Dernièrement, j’ai lu trois romans de Isabel Alliende en anglais ou français et un livre reprenant un le cas d’un meurtre réel (chiant et mal écrit j’avoue).

Praia 1

Depuis quelques temps, comme je trouvais que mon sac, n’étais pas assez lourd, j’ai en plus décidé de me déplacer avec un bibliothèque. Du coup, j’ai au moins 6 livres dans mon sac, au cas ou j’ai besoin d’en échanger 2 contre 1. De temps en temps, je donne un livre à une personne ou à une autre si celle-ci n’a pas de livre à échanger en me félicitant d’avoir ainsi réussi à épargner quelque peu mon dos lors du prochain déplacement.

Peut-être est-ce pour ne pas à avoir à porter mon sac si lourd tout de suite, en tout cas, j’ai décidé de rester une journée de plus que ce que j’avais prévu sur cette île. De toute façon il faut que je bronze, mon bronzage s’arrête pratiquement aux épaules et la différence de couleur avec mes bras est assez incroyable.

The great librairy


h1     Jeudi 5 janvier 2006

Pour mon prochain tour du monde, j´achète un palm ou un pda que je bourre de livre, parce que la je vais finir par dépenser plus en achetant des bouquins que ce que m´à couté mon billet d´avion.

Cette après-midi je me suis arrêté à une librairie francaise de Santiago et j´en ai profité pour acheter 3 livres puisque ceux que j´avais achetés avant de partir de Tahiti se sont révélés bien insuffissants. J´en ai eu pour les 3 livres plus de 27000 pesos, soit plus de 44 euros !

Enfin bon, j´ai décidé que de toute facon voyager, ce n´etait pas seulement se faire trois fois le tour d´une île en faisant 1984 photos en 4 jours, c´etait aussi passer presque 3 heures à une terrasse pour bouquiner en buvant cafés et glaces (hé oui, ici c´est l´été), aller visiter un musée sans trop se prendre la tête ou encore passer 2h à suivre les blitzs des joueurs d´échec de la plaza de armas.

J´en profite pour editer la page Lectures de vacances

Et si Ma copine Johanne veut me conseiller où aller au Chili, elle est la bienvenue ;-)

Adieu Cipango


h1     Mardi 29 novembre 2005

Et dire qu’il a fallu attendre que je sois dans l’avion pour voir le soleil levant !

Comme d’habitude, j’avais noté des dizaines de trucs que je voulais dire, mais après les avoir écrit, tout cela me semble finalement trop personnel.

Arrivée ce matin à Sydney à 6h heure locale. En australie ils ne rigolent pas avec la douane. Plus que la douane, c’est la quarantaine avec laquelle ils ne rigolent pas ! Il est interdit d’avoir avec sois (liste non exhaustive) : des objets en bois, des plantes, de la nourriture quelque elle soit, du sable ou de la terre (j’ai vu une gamine qui pleurait pendant qu’un douanier vidait son petit flacon en verre de tout son sable).
Il y a toute une série de question dont je me suis demandé ce qu’il se passerait si je m’amusais à répondre oui, par exemple :

  • Vous etes vous promené dernièrement dans un endroit ou vous auriez ramener de la terre dans vos chaussures ?
  • Etiez-vous pendant les dernieres 6 jours en Amérique du sud ou en Afrique ?

Je suis passé sans ecombre au scanner, mais j’ai eu peur pendant quelques secondes pour mon collier en billes en bois du vietnam. Une fois sorti de là, je décide de prendre mon temps. Je me suis installé à une terrasse au soleil et ai commandé un second petit déjeuner en lisant le lonely planet sur Sydney que j’ai acheté à Tokyo et le second livre de Murakami, Kafka on the Shore, apparement pas encore traduit en français. Puisque j’en suis à parler livre, j’ai fini Chroniques de l’oiseau à ressort ainsi que Shopgirl de Steve Martin.

Après avoir décidé de me rendre près de la plage de Bondi, j’ai pris un bus de l’aéroport puis ais decidé de marcher le reste du trajet. Autant vous dire qu’avec les 22kg de mon sac-à-dos plus mes deux autres sacs, ce n’etait pas franchement une partie de plaisir. Totalement paumé, comme d’habitude, j’etais en train de consulter mon guide, lorsqu’une femme du cinquentaine d’année s’est approchée de moi en me demandant si j’etais perdu.

Elle m’explique rapidement que je suis pratiquement dans la direction opposée à celle souhaitée et propose de me déposer en voiture à la gare des bus. Je crois que si elle n’avait pas été préssée, elle aurait probablement parcouru les 20 km pour me déposer près de la plage. Vraiment, ça fait plaisir en débarquant dans un pays inconnu de tomber sur quelqu’un de si gentil et serviable.

Bondi beach

Haruki Murakami


h1     Mardi 22 novembre 2005

J’ai découvert les écrivains japonais sans trop le savoir il y a maintenant (pouf !), heu, longtemps. Le premier bouquin était La fin des temps d’Haruki Murakami. Ce qui m’a le plus surpris, c’est à quel point cela ne semblait pas plus diffèrent des romans d’un des auteurs francais, anglais ou américain que j’avais l’habitude de lire.

Haruki Murakami

Par la suite j’ai lu quelques autres auteurs japonais dont Kenzaburô Oé, Murakami Ryu ou encore le célèbre Yukio Mishima. J’avoue tout de même avoir une grosse préférence pour Haruki Murakami. Et si j’en parle aujourd’hui c’est parce que j’ai commence il y a quelques jours l’un de ses livres mais ce n’est qu’aujourd’hui dans le train que j’ai eu vraiment le temps de lire.

A Taiwan, je suis passé faire un tour à la fnac, sur les conseil de Mr. H et j’en ai profité pour faire l’acquisition de 3 livres en français (Chroniques de l’oiseau à ressort et deux livres d’Umberto Eco) mais je n’ai pas reellement lu depuis parce que mes journées étaient bien occupées.

Aujourd’hui, réveil a 6h30 pour prendre le train en direction de Nikko ou se trouve plusieurs temples et autels a voir ainsi que tout un tas d’autres trucs. La ponctualité des trains japonais est exemplaire. Ils partent et arrivent à la minute dites. C’est d’ailleurs la même chose pour les bus et cars que j’ai pu prendre une fois sur place.

Entrance

Il me semble inutile de raconter en détails ce que j’ai vu, ça ne rimerait trop a rien. Ce soir j’ai oublié de prendre le câble afin de pouvoir mettre des photos sur le net, j’essayerai d’y penser pour demain. Sachez juste qu’après avoir passé la mâtinée a visiter les temples et autres, j’ai ensuite pris un car qui en 45mn de montée dans la montagne m’a amené au lac Chuzenji et la cascade Kegon haute de 100m. Vu l’heure avancée est le froid, après avoir fait quelques photos atour du lac, je me suis empressé de reprendre le car pour redescendre et reprendre mon train

Ce qui me ramène a mon sujet, Chroniques de l’oiseau à ressort, d’Haruki Murakami. Ce doit être le 6eme ou 7eme bouquin de cet auteur que je lis (et apprécie), cependant le fait d’être au Japon, donne une autre ampleur a la lecture. Les noms de Ginza, Shibuya ou encore Shinjuku représente maintenant quelque chose. Je peux visualiser plus facilement le décor lorsque le héros se ballade dans la rue, ou comprendre l’ambiance d’une salle de Patchinko (même si les époques différentes font que probablement beaucoup de choses ont changées depuis).

Je crois que dans un mois, je vais devoir me remettre a Antonio Skármeta