Pourquoi…


h1     Dimanche 2 avril 2006

…faut-il qu’on est toujours un timing aussi serré ?!?

A y regarder de près, ma dernière note était quelque peu prophétique ! Jeudi, jour du retour en France; mon avion est prévu pour 22h30, ce qui me laisse largement le temps d’une ultime session dans les vagues de Tamarindo avant de partir. Vu la taille des vagues j’hésite un peu avant de me jeter à l’eau. J’aurais pu m’abstenir au final, les vagues sont assez moyennes et puis, merde, l’eau est froide. Une heure et demi plus tard, c’est plié. La planche est rendue, je retourne à l’hôtel prendre une douche est boucler mon sac.

Le bus pour San José est à 13h30 avec normalement 5h30 de route. Finalement, on mettra pratiquement 7h, notamment à cause de bouchons dans les collines entourant San José. Dans un éclair de lucidité, je recherche et consulte le petit bout de papier que m’ont donné les gens d’American Airlines à Rio de Janeiro avec les horaires de mes avions. Horreur ! Malheur ! Mon avion est plus de deux heures plus tôt que ce que je croyais! Je passe les deux dernière heure dans le bus à regarder l’heure, lire les panneaux kilométriques et faire mes petites prévisions comme un bon ordinateur de bord. Avec de la chance j’arrive une bonne heure avant l’heure prévue du décollage et ils me laissent prendre l’avion…

Et puis à chaque minute et kilomètre qui passent, je revois mes estimations. Arrivée prévue à 7h. Non 7h10. Hum…7h20. Oulà 7h30. Aie ! Aie ! Aie ! 7h40. Pour finir, le bus me laisse à quelques centaines de mètres de l’aéroport à 7h45 ! Plus de 30kg de bagages divers sur le dos et au bout des bras, mes tongs à la main (j’ai mis mes fidèles baskets à la poubelle pour cause de trous dans la semelle), je fonce à l’enregistrement. En chemin, je me félicite d’avoir fait un petit tour dans l’aéroport à l’arrivée ce qui me permet de connaître déjà la chemin.

Arrivé dans le hall d’enregistrement. Et bien, où sont passés les gens ?! Je repère tout de même une personne au comptoir d’Iberia (ma compagnie pour le retour). Après quelques secondes de discussion, ils semblent prêt à m’enregistrer, il faut tout de même que j’aille avant régler la taxe d’aéroport. 25$US. Ils ne s’emmerdent pas tout de même ! Ensuite on me demande de régler également 75$US pour le changement de billet parce qu’apparemment je ne suis pas enregistré sur mes deux vols pour Marseille. “Ce n’est pas notre faute, c’est celle d’AA.” Évidemment, je râle un bon coup pour la forme, mais comme je n’ai pas spécialement envie de rester dormir dans l’aéroport de San José, je paye la note et prend mes cartes d’embarquement.

Il ne reste plus qu’à courir à la porte 4B, puisque l’avion n’attend plus que moi. Je flash la couverture de mon passeport à l’officier de l’immigration comme si c’était une carte du FBI et passe rapidement au contrôle de sécurité. Hors d’haleine et mes tongs toujours à la main, j’arrive enfin devant la porte d’embarquement où tous les passagers sont toujours en attente ! J’ai même le temps d’aller prendre une boisson et dépenser mes derniers Colones avant de finalement prendre ma place dans l’avion.

Apparemment, ce n’est pas encore aujourd’hui que je vais rater un avion…

Voilà


h1     Jeudi 30 mars 2006

Les voyages forment la jeunesse, a dit un sage, mais ils déforment les chapeaux. disait Alphonse Allais.

En ce qui me concerne, pas de chapeau, mais mon sac a bien enflé depuis mon départ. Mes affaires elles-même sont plus froissées et sales. Pas toujours évident d’avoir l’air tiré à quatre épingles après avoir voyagé 6 mois.

Cette note n’est pas titrée “dernière” comme je voulais le faire au début parce qu’en vérité, ce n’est sûrement pas la dernière note de ce blog. Ce n’est d’ailleurs peut-être même pas le dernier post que j’écris avant d’être rentré. D’ici à Vendredi 22h30, il y a encore pas mal de temps et d’attente, notamment à Madrid ou je passe quelque 6 ou 7 heures si je me souviens bien. Peut-être enfin l’occasion pour moi d’aller voir la Plaza España (à moins que ce soit celle de Séville que je souhaite voir, je ne sais plus).

J’ai passé cette dernière après-midi sur la plage de Tamarindo à faire du surf. J’ai un peu hésité parce que la dernière fois, je trouvais que j’en étais pratiquement au même niveau qu’il y a un an. Et puis finalement je n’avais rien de mieux à faire après avoir fini mon 62ème livre, du coup je me suis jeté à l’eau.
Et j’ai passé 3 heures jusqu’à avoir assez froid pour décider enfin à sortir à m’éclater sur la planche. Pas encore un professionnel, mais au moins j’ai pu prendre quelques vagues et vraiment m’éclater.

Si la marée le permet, je compte me lever assez tôt pour avoir le temps d’aller un peu surfer demain matin avant de prendre le car qui me ramènera à San José et essayer de ne pas louper l’avion ;-) . J’ai réussi à me débrouiller jusqu’à présent, ça serait bêta de rater celui-ci.

Et dès maintenant, une seconde adresse pour accèder ici : http://olivier.est.un.geeek.org/

Interlude


h1     Mardi 28 mars 2006
tamarindo.
Tamarindo par Unbound 67

 

Surfer Sunset
Surfer Sunset par Chris Heuer